EN VIDEO - "Je suis une chieuse", "Ça se voit": la réponse "cash" d'Emmanuel Macron à une rescapée de l'ouragan Irma

Une discussion politiquement incorrecte a eu lieu entre le président de la République et une habitante de Saint-Martin, mécontente. 
EN VIDEO - "Je suis une chieuse" "Ça se voit", l’étonnante réponse d'Emmanuel Macron à une rescapée de l'ouragan Irma
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En voyage aux Antilles afin de soutenir les sinistrés de l’ouragan Irma, le président Emmanuel Macron s'est rendu ce mercredi à Saint-Barthélemy, après avoir fait le point sur la situation de l‘île de Saint-Martin mardi. C’est au moment de la visite de la première île que le chef de l’Etat s’est heurté aux premières contestations d’habitants, furieux de la manière dont ce dossier a été géré.

C’est le cas de Lila, une Saint-Martinoise dont l’altercation a été immortalisée par un journaliste de Radio France. Lorsqu’elle s’adresse à Emmanuel Macron, cette dernière refuse d’utiliser la dénomination "Monsieur le président". "Je ne vais pas dire Monsieur le président, parce que je ne peux pas. monsieur Macron, pour moi de l'extérieur, et je ne suis peut-être pas la seule, vous êtes dans une tour d'ivoire et vous descendez de temps en temps. J'avais besoin de vous le dire entre quatre yeux" explique-t-elle.  

Plus loin dans la conversation, Lila souhaite mettre le président face à ses responsabilités et ses promesses faites plus tôt dans la journée : "Croyez-moi M. Macron. Dans six mois si c'est construit, je vais vous appeler Monsieur le président. Aujourd'hui non. Vous avez tout intérêt, parce que moi je suis une chieuse."
Ce à quoi, après une petite hésitation, Emmanuel Macron répond de manière pince-sans-rire: "Permettez-moi de vous dire que cela se voit un peu".

En plus de ce léger accrochage, d’autres habitants mécontents se sont également adressés au président, d’une manière parfois bien plus véhémente. 

Une communication plus "cash" du président?

Du côté de Gilles Le Gendre, vice-président du groupe REM à l'Assemblée Nationale, on exclut toute forme de mépris dans la communication du président : "S'il y a un homme respectueux des individus, c'est bien lui."
"Simplement, il faut le prendre tel qu'il est, il parle cash et, pendant cinq ans, il va falloir s'habituer à ce que le président de la République ne soit ni dans le politiquement correct, ni dans les faux semblants. Il parle cash".


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