EN VIDEO - Fourgon de gendarmerie percuté sur les Champs-Élysées: les premières images

Un homme a percuté lundi "a priori" volontairement avec sa voiture un fourgon de la gendarmerie sur les Champs-Elysées, sans faire de blessé, à quelques centaines de mètres de l'endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois.


L'homme qui conduisait la voiture qui portait une arme sur lui "pourrait être mort", selon la préfecture de police. La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance, alors que selon une source proche du dossier et une source policière, il s'agit "a priori, d'un acte volontaire".

L'attaquant n'est pas parvenu à faire de blessés mais sa voiture s'est embrasée lors de l'impact.

L'attaque a eu lieu à deux pas du square Marigny, un important dispositif policier a été déployé sur place : circulation bloquée sur l'avenue, la station Champs-Elysées-Clemenceau a été fermée, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

Au milieu de la chaussée, une voiture blanche type berline paraît abandonnée, la porte conducteur ouverte.


Il pourrait s'agir du deuxième attentat depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Une fois encore, les forces de l'ordre semblent avoir été visées, dans un lieu emblématique de la capitale française. 

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein coeur du Paris touristique, et s'était revendiqué "soldat du califat", un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe jihadiste EI, selon une source proche de l'enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou. 

L'homme, qui était également muni de deux couteaux de cuisine, avait crié "c'est pour la Syrie" au moment où il frappait le policier, avait déclaré le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, sans doute en référence à la coalition militaire internationale à laquelle participe la France pour éradiquer l'EI en Irak et Syrie.