Des victimes d'accidents de trottinettes reçues au ministère des Transports

Pour les victimes d'accidents de trottinettes, reçues ce 12 août 2019 au ministère des Transports, la législation entourant ce mode de transport "est insuffisante, et les règles sont inopérantes".

Des victimes d'accidents de trottinettes reçues au ministère des Transports
Pour les victimes d'accidents de trottinettes, reçues ce 12 août 2019 au ministère des Transports, la législation entourant ce mode de transport "est insuffisante, et les règles sont inopérantes". BFMTV

Vendredi 9 août dernier, un mort, sur l'autoroute A86 après qu'un utilisateur s'y était engagé en trottinette électrique. Juin dernier, un autre utilisateur avait perdu la vie après avoir été heurté par une camionnette. Mai 2019, une pianiste de l'Opéra de Paris avait été forcée de mettre un terme à sa carrière après avoir été renversée par une trottinette. Des accidents qui résultent d'incivilités, d'entorses au code de la route, et qui demeurent pour l'instant très mal encadrées.

Des membres de l'Association philanthropique action contre l'anarchie urbaine vecteur d'incivilité, qui rassemble les victimes des accidents de trottinettes, seront reçus ce lundi au ministère des Transports pour alerter les autorités sur "le coût social, sanitaire et environnemental des trottinettes", selon Arnaud Kielbalsa, son vice-président.

Un arsenal législatif insuffisant

"Nous ne réclamons pas une interdiction pure et simple mais un meilleur encadrement. Des membres de notre association font eux-mêmes de la trottinette. Mais, le problème est qu'on a déployé avant de réglementer. On demande aussi une étude d'impact sur les trottinettes, comme il y en a eu dans d'autres pays européens", explique Arnaud Kielbalsa à RMC. 

Si, à Paris, les trottinettes sont désormais interdites sur le trottoir, exposant ses utilisateurs à une amende de 135 euros, l'arsenal de règles reste "inopérant" sur le comportement des gens selon le vice-président de l'association. "Les sanctions ne sont pas effectives : il est impossible de verbaliser une trottinette qui roule sur un trottoir, il n'y a aucun moyen d'identifier l'usager et il n’y a pas d’immatriculation sur les engins. Ces mesures ne servent à rien !", s'insurge-t-il. Il estime donc indispensable la mise en place d'un numéro d'immatriculation pour faciliter la verbalisation, en particulier de ceux et celles ne respectant pas les feux rouges, comme c'est le cas en Allemagne  notamment.

Des revendications qui seront présentées ce jour au ministère des Transports.

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