Dépakine, vol de produits chimiques, présidentielle... Le point sur l'actu

Une estimation du nombre de malformations congénitales graves liées au médicament, des produits nécessaires à la fabrication d'explosifs dérobés, un dernier grand oral télé: voici l'essentiel de l'actualité.
L'étude qui a permis l'évaluation du nombre de malformations congénitales graves provoquées par la Dépakine et ses dérivés a porté sur près de 2 millions de femmes enceintes (début 2011-31 mars 2015). PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN/Julio Pelaez

Dépakine: de 2000 à 4000 cas de malformations majeures

Le chiffre est impressionnant. La Dépakine et ses dérivés ont provoqué des malformations congénitales graves chez 2150 à 4100 enfants depuis le début de leur commercialisation en 1967, selon une première évaluation de l'agence du médicament et de l'Assurance maladie, publiée jeudi. "L'étude confirme le caractère tératogène (cause de malformations) très important" de ce médicament. "Autour de 3000 malformations majeures, c'est particulièrement élevé", a déclaré le Dr Mahmoud Zureik, directeur scientifique de l'ANSM et co-auteur de l'étude. Ce traitement de l'épilepsie et des troubles bipolaires entraîne un risque élevé de malformations et de troubles du développement pour l'enfant, lorsque sa mère a été traitée pendant la grossesse.

"Ces chiffres ne concernent que les malformations alors que ce ne sont pas les atteintes les plus courantes", regrette néanmoins Marine Martin, présidente de l'Apesac, association de victimes. "C'est surtout l'autisme, beaucoup plus problématique, qui va entraîner une dépendance et nécessiter l'aide d'une tierce personne à vie", lance-t-elle. Depuis 2015, le valproate ne peut être prescrit aux femmes enceintes ou en âge de procréer qu'en cas d'échec des autres traitements, bien moins risqués. De 1967 à 2016, entre 64 100 et 100 000 grossesses auraient été exposées au valproate, et auraient donné lieu à 41 200 à 75 300 naissances vivantes.

Des produits nécessaires à la fabrication d'explosifs volés

Un vol qui suscite de multiples inquiétudes. Plus d'une vingtaine de litres de produits chimiques pouvant servir à fabriquer des explosifs ont été volés à l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort (Enva), située à Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Parmi les principaux ingrédients dérobés: du trichloréthylène, de l'acide citrique, de l'acétone et du fluorure de zinc. "Vu les produits, c'est évident que ça peut servir à fabriquer des engins explosifs", a expliqué une source proche de l'enquête, confirmant une information du journal Le Parisien.

Le vol a eu lieu il y a une semaine environ, mais l'établissement n'a prévenu la police que mercredi, a-t-elle ajouté. Ce n'est pas la première fois que l'Enva est victime d'un vol, selon elle: des produits stupéfiants y ont déjà été dérobés par le passé, notamment de la kétamine. Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Maisons-Alfort.

Présidentielle: dernier oral télé pour les 11 candidats

Ils devront être efficaces... et percutants. Ce soir sur France 2, les onze candidats en lice pour le premier tour de l'élection présidentielle vont se succéder à l'antenne dans le cadre de 15 minutes pour convaincre, une série d'entretiens individuels pilotés par Léa Salamé et David Pujadas. L'ordre de passage sera le suivant: Jean-Luc Mélenchon ouvrira le bal. Il sera suivi par Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, François Asselineau, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Philippe Poutou, Emmanuel Macron, Jacques Cheminade, Jean Lassalle et François Fillon.

Selon Franceinfo, le fil rouge de l'émission devrait s'articuler autour des questions du pouvoir d'achat et du chômage, avant une séquence "carte blanche". Les candidats pourront alors évoquer un sujet de leur choix. La soirée promet d'être longue et dense... elle est aussi et surtout à suivre en direct sur le site de L'Express pour savoir tout ce qu'il faut retenir de cette ultime émission, à trois jours du vote.