Coulée de boue à Mayotte: Macron fait part de la "solidarité de la nation"

Une mère et quatre de ses enfants âgés de 6 à 13 ans ont péri après que des pluies diluviennes ont provoqué une coulée de boue.
Une mère et quatre de ses enfants âgés de 6 à 13 ans ont péri après qu'une coulée de boue a emporté leur case. Photo d'illustration afp.com/Ornella LAMBERTI

Emmanuel Macron a fait part ce vendredi en Conseil des ministres de "la solidarité de la nation" à l'égard des cinq personnes décédées dans la nuit de mercredi à jeudi, après une coulée de boue dans un bidonville de Mayotte, a indiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Une mère et quatre de ses enfants, âgés de 6 à 13 ans, ont péri après que des pluies diluviennes ont provoqué une coulée de boue qui a emporté leur case faite de tôle et de bois -un "banga"-, construite à flanc de colline dans une zone non viabilisée de Koungou, dans le nord de Mayotte.

"Le président de la République a souligné la solidarité de la nation suite au drame qui s'est produit cette semaine à Mayotte et qui a endeuillé la nation toute entière", a déclaré le porte-parole à l'issue du Conseil des ministres.

30% d'habitat illégal

Emmanuel Macron "a rappelé la solidarité de la nation à l'égard de cette famille et des habitants de l'île", a-t-il ajouté. La ministre des Outre-mer Annick Girardin avait immédiatement réagi jeudi matin, après l'annonce du drame, en présentant ses condoléances. Plusieurs parlementaires ultramarins ont également fait de même jeudi.

La ministre a demandé au préfet de Mayotte de réunir en urgence services de l'État et élus, pour "trouver des solutions de mise à l'abri pour les individus en situation de péril imminent sur l'ensemble du territoire pendant la saison des pluies".

Mayotte, jeune département français depuis seulement 2011, compte "30% d'habitat illégal" et de nombreux bidonvilles, en majorité habités par une population clandestine.