Conseil des ministres, Trump et la Russie, Francis Heaulme... Le point sur l'actu

Première réunion pour le gouvernement Philippe, un procureur spécial désigné, vers un appel déposé après le verdict des assises de Moselle: voici l'essentiel de l'actualité.
Le président Emmanuel Macron (2e d), Nicolas Bayrou (d), Jean-Yves Le Drian (c), Bruno Le Maire (3e g) et Gérald Darmanin (2e g) lors du premier Conseil des ministres, le 18 mai 2017 à l'Elysée, à Paris. afp.com/Francois Mori

Premier conseil des ministres pour le gouvernement Philippe

Jour de première. Les 22 ministres et secrétaires d'État du gouvernement d'Édouard Philippe avaient rendez-vous ce matin avec le président Macron au palais de l'Élysée, salon Murat, pour la première fois depuis leur nomination. Lors du point presse qui a suivi, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, a rappelé les enjeux de "rassemblement politique" mis en oeuvre par Emmanuel Macron. La réforme du droit du travail, la préparation de la rentrée et la préparation budgétaire, tout comme la loi de moralisation de la vie politique, font partie des priorités.

Une fois cette réunion achevée, et après la traditionnelle photo de groupe, les ministres régaliens (Gérard Collomb pour l'Intérieur, Sylvie Goulard pour les Armées, François Bayrou pour la Justice et Jean-Yves Le Drian pour l'Europe et les Affaires étrangères) se réuniront avec Emmanuel Macron et Édouard Philippe pour un Conseil de défense, à l'Élysée, à 14h30.

Un procureur spécial va enquêter sur Trump et la Russie

Celui qui fut le directeur du FBI de 2001 à 2013 entre dans la danse. Robert Mueller, ancien chef du bureau fédéral d'investigations, a été nommé mercredi procureur spécial aux Etats-Unis pour garantir l'indépendance de l'enquête sur une éventuelle collusion entre des proches de Donald Trump et la Russie. La nomination vise à isoler les investigations du pouvoir politique en réduisant au minimum la supervision du ministère de la Justice, tutelle du FBI qui enquête depuis l'été dernier dans cette affaire mêlant politique et espionnage.

Donald Trump, qui se plaignait encore le même jour d'être maltraité par les médias, a réagi sèchement par voie de communiqué sans mentionner Robert Mueller. "Comme je l'ai dit à de nombreuses reprises, une enquête complète confirmera ce que nous savons déjà: il n'y a eu aucune collusion entre mon équipe de campagne et une entité étrangère", a déclaré le président. Le procureur spécial est chargé d'enquêter sur "tout lien et/ou coordination entre le gouvernement russe et des individus associés à la campagne du président Donald Trump", mais aussi "tout sujet" découlant de ces investigations. Ce qui lui donne, de facto, les coudées franches.

Affaire de Montigny-lès-Metz: Francis Heaulme veut faire appel

Francis Heaulme déclaré coupable des meurtres de Cyril Beining et Alexandre Beckrich. La cour d'assises de la Moselle a condamné mercredi le tueur en série à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de deux enfants en 1986, malgré l'absence d'aveux et de preuves dans ce dossier hors norme. Ce verdict survient trente ans et cinq procès après les faits. Les deux jeunes de 8 ans avaient été retrouvés le crâne enfoncé à coups de pierre le 28 septembre 1986, sur un talus SNCF de Montigny-lès-Metz.

Cette condamnation est conforme aux réquisitions de l'avocat général qui avait demandé aux jurés de ne pas s'attacher au manque d'aveux dans ce dossier dans lequel plus aucune preuve matérielle ne subsiste. Durant les quatre semaines d'audience, Francis Heaulme, quasiment impassible dans le box, a d'ailleurs toujours nié. Il s'est très peu exprimé, se levant uniquement pour répéter: "Montigny, c'est pas moi". L'accusé, qui n'a pas réagi à l'énoncé du verdict, a signifié à son avocate Me Liliane Glock son intention de faire appel, a-t-elle indiqué peu après. Ceci ouvrirait la voie à un sixième procès.