Conférence des territoires, Bure, séquestration... Le point sur l'actu ce lundi soir

Les annonces d'Emmanuel Macron à la Conférence des territoires au Sénat, le report du projet d'enfouissement de Bure et la mise en examen requise d'un homme pour la séquestration de sa femme: voici trois informations à retenir en cette fin de journée.
Emmanuel Macron devant la Conférence nationale des territoires réunie au Sénat, le 17 juillet 2017 à Paris. afp.com/Ian KINGTON

Macron veut une réduction du nombre d'élus locaux

Le président Emmanuel Macron a affirmé lundi qu'il fallait "engager une réduction du nombre des élus locaux, comme" il a décidé d'"engager une réduction du nombre de parlementaires". "Nos concitoyens ne comprendraient pas ce traitement différencié", a ajouté le chef de l'Etat devant la Conférence nationale des territoires réunie au Sénat. Devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron avait promis une réduction d'un tiers du nombre des parlementaires dans chacune des deux chambres.

Le chef de l'Etat a promis une couverture de la France entière "en haut et très haut débit" d'ici "à la fin de l'année 2020" soit avec deux ans d'avance sur le plan de la précédente majorité. "Je souhaite encore accélérer le calendrier afin de parvenir à une couverture en haut et très haut débit d'ici à la fin de l'année 2020" et "non plus 2022", a déclaré Emmanuel Macron, qui a indiqué vouloir anticiper l'échéance de 2022 parce qu'il ne serait "pas sûr" en la maintenant d'être "en situation parfaite de pouvoir en répondre", au moment de la fin de son mandat.

Le centre d'enfouissement de Bure prend du retard

Le dépôt de la demande d'autorisation de construction (DAC) de Cigéo, le futur centre d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure (Meuse), n'interviendra que mi-2019, soit un an plus tard que prévu, a annoncé ce lundi l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). "Pour le dépôt de la DAC, on passe de mi-2018 à mi-2019", a indiquéPierre-Marie Abadie, directeur général de l'Andra, ce qui "repousse le début de la construction à 2022", l'instruction de la demande prenant environ trois ans.

"Afin d'intégrer les études des variantes de nos choix de conception, nous avions prévu ce report avant même l'avis de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire" (IRSN) publié le 4 juin, a assuré le dirigeant. L'Andra a notamment revu certaines options pour ramener le coût du projet à 25 milliards d'euros, le chiffrage retenu début 2016 par les services de l'ancienne ministre de l'Environnement Ségolène Royal.

Un homme accusé d'avoir séquestré et battu sa femme

Le parquet de Rennes a requis ce lundi la mise en examen d'un homme de 27 ans pour "violences habituelles par conjoint et séquestration". Sa femme de 28 ans, retrouvée samedi à Vitré (Ille-et-Vilaine), affirme avoir été séquestrée depuis novembre 2016 à son domicile, a indiqué le parquet. Le mari a été déféré dans l'après-midi, a indiqué à Nicolas Jacquet, procureur de la République de Rennes, ajoutant que le parquet a également requis le placement en détention provisoire du mari.

"Les pompiers et les gendarmes sont intervenus samedi, en début d'après midi, au domicile de la victime après que cette dernière ait interpellé une passante de sa fenêtre en lui indiquant être séquestrée et victime de violences", a-t-il expliqué. Un examen médical a confirmé qu'elle "présentait de nombreuses traces de coups et de violences récentes au visage et aux mains mais également des fractures plus anciennes évocatrices de violences habituelles". "Elle était également amaigrie et présentait des symptômes de dénutrition. L'ITT a été fixée à 120 jours. La plaignante a déclaré ne plus avoir la possibilité de quitter le domicile conjugal depuis le mois de novembre 2016", a précisé le procureur.