Champs-Elysées: l'assaillant présumé avait été condamné pour tentative d'assassinat

L'assaillant des Champs-Elysées serait un Français né en 1977 en Seine-et-Marne. En 2005 il avait été condamné à 15 ans de prison pour avoir déjà tiré sur des policiers.
Karim C., l'assaillant présumé des Champs-Elysées, est né en 1977 à Livry-Gargan (capture écran). Copains d'avant

Une carte grise a été retrouvée dans le véhicule de l'assaillant présumé, garé devant la scène de l'attaque des Champs-Elysées. Le nom inscrit sur ce document, très probablement celui du suspect abattu après avoir tiré sur des policiers, est celui d'un homme connu des services antiterroristes, selon des sources proches du dossier citées par l'AFP.

"L'identité de l'attaquant est connue et vérifiée", a confirmé le procureur de Paris François Molins, lors d'un point presse dans la nuit. Des perquisitions dans son domicile de Seine-et-Marine ont été menées dans la soirée, a confirmée le magistrat. Ce suspect était visé par une enquête, après avoir manifesté son intention de tuer des policiers, affirme l'AFP.

Des tirs successifs sur plusieurs policiers

Selon BFMTV et France 3 l'homme serait un Français, né en 1977 à Livry-Gargan.

Karim C. aurait déjà été l'auteur de plusieurs tirs sur des policiers en 2001 après un contrôle routier, comme en témoigne un article du Parisien de l'époque.

Lors de sa garde à vue, le suspect alors âgé de 24 ans et déjà connu défavorablement des enquêteurs pour des faits de violence, avait récidivé. Au moment de réclamer des médicaments, il avait profité d'un mouvement du policier qui lui faisait face pour subtiliser son arme, un pistolet 38 spécial.

15 ans de prison pour une triple tentative d'assassinat

Le gardé à vue avait fait feu à cinq reprises. Les trois policiers touchés de plusieurs balles lors de ces deux incidents successifs, avaient survécu à leurs blessures, relate le quotidien.

En première instance, en 2005, Karim C. avait été condamné à 20 ans de prison ferme pour cette triple tentative d'assassinat. Une peine allégée de cinq ans lors de son jugement en appel, en 2007, par la Cour d'assises du Val-de-Marne, selon la presse. Rien à l'époque ne faisait état d'une radicalisation.

Mais des questions persistent autour de son profil. Jeudi soir, l'agence de propagande de Daech, Amaq, a revendiqué l'attaque qui a fait un mort, en affirmant qu'elle est l'oeuvre d'un "soldat du califat" surnommé "Abu Yussuf Al-Baljiki" (Abu Youssuf le Belge). Cela pose donc la question de savoir s'il s'agit du même homme que celui donné par le groupe État islamique.