Bordeaux : Macron et Castaner "blessés au visage" pour dénoncer les violences policières

Les 12 et 13 janvier, des photomontages dépeignant Emmanuel Macron et des membres du gouvernement blessés par des flash-balls ont été affichés dans les rues de Bordeaux.
Bordeaux : Macron et Castaner "blessés au visage" pour dénoncer les violences policières
Ce weekend, des photomontages dépeignant Emmanuel Macron et des membres du gouvernements blessés par des flash-balls ont été affichés dans les rues de Bordeaux. BFMTV

Samedi dernier, c'est avec stupeur que les Gilets Jaunes bordelais découvraient sur leur parcours de manifestation des images de membres du gouvernement défigurés, ensanglantés.

Un œil en moins pour Marlène Schiappa et Christophe Castaner, les dents cassées pour le Président de la République, la joue ensanglantée pour Gérald Darmanin, Ministre des Comptes publics, ou encore le nez cassé pour Edouard Philippe. Il y avait de quoi être surpris. En dessous des montages, les prénoms de victimes "mutilées par un tir de flash ball".

Une campagne pour dénoncer les violences policières

Ces affiches font effectivement référence aux manifestations de Gilets Jaunes, qui, depuis mi-novembre, se livrent chaque samedi à des affrontements avec les forces de police. Il en résulte de nombreux blessés, notamment en raison de tirs de flash-balls reçus sur le visage. À ce titre, le directeur de la police nationale a d'ailleurs rappelé le 16 janvier à ses troupes de diriger les tirs de lanceurs de balles de défense exclusivement vers "le torse et les membres", a-t-il rappelé.

Les affiches sont largement partagées sur les réseaux sociaux. Pourtant, ses auteurs restent toujours inconnus.

Pour une porte-parole du CLAP33, collectif contre les abus policiers en Gironde, cette campagne est positive. "Tout ce qui peut pacifiquement alerter sur les violences de l'état policier trouvera notre soutien", affirme-t-elle.

Avec le dixième acte des Gilets Jaunes qui se prépare pour ce samedi 19 janvier, les actions policières seront probablement scrutées de plus près. Avec un seul mot d'ordre : moins de violence et de blessés.