Attentat des Champs-Elysées, présidentielle, Dortmund... Le point sur l'actu

Des interpellations après le drame de jeudi soir, la dernière journée de campagne bouleversée, l'auteur présumé de l'attaque interpellé: voici l'essentiel de l'actualité.
Dex agents des forces de l'ordre masqués sur les Champs-Élysées après l'attentat survenu jeudi soir sur l'avenue parisienne: un policier est mort et deux autres ont été blessés, l'assaillant a été abattu. REUTERS/Christian Hartmann

Attentat des Champs-Elysées: trois personnes en garde à vue

Drame sur la plus belle avenue du monde. Jeudi soir aux alentours de 21h, un homme a ouvert le feu sur un car de policiers sur les Champs-Élysées à Paris. L'assaillant a tué l'un des agents et en a blessé deux autres. Abattu, le tireur est un Français âgé de 39 ans qui faisait déjà l'objet d'une enquête antiterroriste. L'attaque a été rapidement revendiquée par Daech qui a présenté l'auteur sous le nom d'"Abu Yussef le Belge". En France, cet homme a déjà été condamné en 2005 à 15 ans de prison pour tentatives d'homicide volontaire sur un policier.

Ce matin, une source judiciaire annonçait que trois proches de l'assaillant sont interrogés en garde à vue par les services antiterroristes. Parallèlement, le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet a indiqué qu'un avis de recherche visant un homme signalé par les services belges "est parvenu aux services français, hier". Cet homme de 35 ans, décrit comme "très dangereux", s'est présenté ce vendredi dans un commissariat d'Anvers et il devait être entendu à propos d'un dossier belge. Selon un porte-parole du parquet fédéral belge, il n'y avait pas, en matinée, "de lien entre cet événement [la fusillade à Paris] et la Belgique".

Présidentielle: la campagne bouleversée par l'attentat

Meetings et déplacements annulés, programmes chamboulés. A la suite de l'attaque terroriste survenue jeudi soir sur les Champs-Elysée, les candidats à la présidentielle ont presque tous changé leur planning de campagne. François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron ont ainsi renoncé à leurs déplacements... et évoqué le drame du jour.

Marine Le Pen a ainsi dénoncé, vendredi matin, une attaque "barbare" et a accusé les gouvernements de droite et de gauche de faiblesse dans la "guerre" face au "terrorisme islamiste". Faisant part de sa solidarité à l'égard des policiers, François Fillon n'a pas manqué non plus de tacler l'exécutif. "Je n'ai cessé d'alerter le gouvernement sur l'ampleur et la profondeur de ce totalitarisme", a-t-il lancé, avant d'égrainer ses propositions en matière de sécurité. De son côté, jeudi soir, Philippe Poutou a provoqué des réactions virulentes après avoir défendu jeudi sur France 2 sa proposition de désarmer la police, quelques minutes après l'attentat. Ces propos ont été relayés sur le compte Twitter du candidat peu après 22h. Il a été pris à parti à sa sortie des studios de la chaîne.

Attaque de Dortmund: l'auteur présumé arrêté

Il voulait s'enrichir en spéculant. L'auteur présumé de l'attaque à l'explosif le 11 avril contre le bus de l'équipe de football du Borussia Dortmund a été interpellé vendredi. Arrêté par une unité d'élite de la police dans la région de Tübingen (sud-ouest), Sergej W., un ressortissant germano-russe de 28 ans, n'avait pas de mobile "terroriste", contrairement à une piste un temps envisagée, mais financier.

Le jeune homme avait spéculé sur une baisse du prix de l'action du club de Dortmund (BVB) par le mécanisme dit des "put-options". L'idée était de provoquer la chute du cours en attaquant l'équipe et en provoquant les blessures voire la mort de joueurs, selon le parquet. Le suspect avait, d'après le Parquet, acquis le 11 avril, jour de l'attaque, une option portant sur 15 000 actions du club en pariant sur leur baisse avec une date-limite fixée au 17 juin. Selon le quotidien allemand Bild, il aurait pu engranger jusqu'à 3,9 millions d'euros de bénéfices.