Atteinte à la vie privée: la justice déboute Salah Abdeslam contre Thierry Solère

Le député était poursuivi pour atteinte à la vie privée. Il avait décrit dans la presse les images de la vidéo-surveillance de l'unique survivant du commando du 13 novembre.
Thierry Solère était poursuivi pour atteinte à la vie privée. afp.com/PATRICK KOVARIK

Salah Abdeslam n'a pas fait condamner Thierry Solère. Le tribunal de Grande Instance de Nanterre a débouté ce jeudi l'unique survivant du commando du 13 novembre, qui avait assigné le député de Boulogne pour atteinte à la privée, rapporte LCI.

En juillet 2016, Thierry Solère avait raconté au JDD les conditions de détention de Salah Abdesalam. Lors d'une visite surprise à la prison de Fleury-Merogis, le député avait pu visionner les images de vidéosurveillance dont le détenu fait l'objet, et en avait rendu compte à l'hebdomadaire.

"Information légitime du public"

Le député dépeignait un Salah Abdeslam "fatigué et nerveux" et décrivait l'intérieur de sa cellule comme ses faits et gestes: "Il s'est parfumé et a déroulé son tapis de prière rouge. Il était en survêtement et en tee-shirt sombre..." Frank Berton, qui était à l'époque avocat du terroriste présumé, avait dénoncé "des déclarations scandaleuses et attentatoires aux Droits de l'Homme" et un "mépris" des droits de son client.

Ces aguments n'ont pas convaincu la justice. Dans sa décision, le TGI de Nanterre estime que le témoignage de Thierry Solère est justifié "par l'information légitime du public sur un sujet d'intérêt général et sur un événement d'actualité judiciaire", rapporte Le Parisien. Salah Abdeslam devra assumer les frais de procédure engagés par Thierry Solère, estimés à 500 euros.