Amazon licencie des salariés ayant soutenu les Gilets Jaunes

Comme le révèle Le Parisien ce lundi 4 février, une dizaine de notifications de licenciement pour faute grave ont été envoyées à des salariés d'Amazon. Le motif ? Ils ont exprimé une forme de soutien aux Gilets Jaunes sur les réseaux sociaux.

Amazon licencie des salariés ayant soutenu les Gilets Jaunes
Comme le révèle Le Parisien ce lundi 4 février, une dizaine de notifications de licenciement pour faute grave ont été envoyées à des salariés d'Amazon. Le motif ? Ils ont exprimé une forme de soutien aux Gilets Jaunes sur les réseaux sociaux. RMC Story

Une opinion politique ou un soutien à une cause politique peut-il mener vers un licenciement ? Pour Amazon, cela semble effectivement être le cas. Selon les révélations effectuées par Le Parisien, une dizaine de salariés français du géant mondial de l'achat en ligne auraient été licenciés pour avoir manifesté leur soutien en ligne aux Gilets Jaunes. Une surprise pour les principaux intéressés, d'autant plus qu'il s'agit d'un "licenciement pour faute grave" qu'ils se sont vus adresser dans la notification.

Le Parisien a également publié des extraits des fameuses notifications de licenciement pour faute grave. On peut y lire la firme invoquer un "comportement en opposition totale aux valeurs de l'entreprise", "un manquement grave à [l']obligation de loyauté qui gouverne [la] relation de travail", et ce, parce que les salariés ont appelé "publiquement aux blocages des entrepôts" d'Amazon.

Amazon se défend, la CGT s'indigne

Dans les lignes du Parisien, on peut lire quelques exemples d'appels publics au blocage : un employé aurait ainsi donné rendez-vous à des collègues "devant la porte de son lieu de travail pour partir bloquer un entrepôt voisin, à Lesquin", dans le département du Nord. Un autre aurait alors lancé : "Il faut du renfort et des palettes, les amis !". Résultat des courses : un licenciement pour faute grave.

Côté Amazon, forcément, la décision est défendue. Pour un porte-parole de la firme, "ces personnes ont été licenciées car elles n'ont pas respecté leurs obligations contractuelles", tout en précisant qu'elles seraient "libres de leurs opinions politiques". De son côté, la CGT reste scandalisée par cette situation et demande la réintégration immédiate des salariés dans l'entreprise, estimant que cette vague de licenciement aurait pour seul objectif de "faire des cas exemplaires et dissuader les autres d'agir".

Alors peut-on licencier des salariés pour prise d'opinion publique sur le mouvement des Gilets Jaunes ? La question sera portée devant la justice et ce sera aux conseils de prud'hommes de trancher.


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