60 Millions de Consommateurs alerte sur la toxicité des produits ménagers

Dans un numéro hors-série sur la pollution de l'air intérieur, 60 Millions de Consommateurs a analysé la composition de 60 produits ménagers. Le résultat est alarmant.

BFMTV

Ces produits, souvent avec une douce odeur promettent une propreté impeccable et pourtant, 60 Millions de Consommateurs dénonce leur danger pour notre santé et l'environnement. "C'est le paradoxe de ces produits : on les utilise pour assainir sa maison et on obtient l’effet inverse", explique Christelle Pangrazzi, rédactrice en chef adjointe du magazine sur Franceinfo.

Sprays, nettoyants, désodorisants... Le magazine a décortiqué la composition de 60 produits ménagers parmi les plus vendus, en se basant sur la lecture de leur étiquette et de leur fiche de données de sécurité réglementaire. Résultat ? "Ils se révèlent toxiques et polluants". "Beaucoup contiennent une ou plusieurs substances toxiques, nuisibles à notre santé ou à l'environnement", peut-on lire dans le hors-série, les accusant d'être les "principaux responsables" de la pollution de l'air intérieur.

"Dans tous ces produits, on a retrouvé des conservateurs problématiques, des allergisants au niveau des parfums et d'autres substances qui ont une action problématique pour l'environnement et la santé", a expliqué à BFMTV Emmanuel Chevalier, ingénieur à l'institut national de la consommation.

Quel impact sur votre santé ?

Les produits ménagers émettent des composés organiques volatils (COV) qui peuvent provoquer des maladies respiratoires et déclencher des allergies. "Le premier de ces polluants est la fumée de tabac, puis viennent les produits ménagers, en particulier ceux en sprays, ou les liquides de rinçage pour lave-vaisselle", analyse dans le magazine le docteur Jean-Philippe Santoni, pneumologue à la Fondation du souffle.

Comme le rapporte Franceinfo, derrière les COV se cachent au moins 150 substances différentes, plus ou moins dangereuses, comme par exemple, le formaldéhyde (émis par des bougies), est classée substance cancérogène avérée depuis 2004 et les phtalates, sont classées cancérogènes possibles et sont également considérées perturbateurs endocriniens. Malheureusement pour le consommateur, ce sont des composés chimiques difficiles à repérer sur les étiquettes des produits.

Pour s'y retrouver plus facilement, le magazine propose de mettre en place un "Menag'score" qui classerait les produits en fonction de la quantité de leurs substances nocives. "Il faut un système lisible et clair pour le consommateur, pour qu'il achète en rayon en toute connaissance de cause", estime Christelle Pangrazzi.

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