Violences: Macron demande aux partis d'appeler au "calme"

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a évoqué le risque de violences ce week-end, en réplique du 1er décembre.
Emmanuel Macron à l'Elysée le 27 novembre 2018 afp.com/Ian LANGSDON

Le chef de l'État en appelle aux syndicats et aux formations politiques. Ce mercredi, durant le Conseil des ministres, Emmanuel Macron a demandé "aux forces politiques et syndicales, au patronat de lancer un appel clair et explicite au calme", selon le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Le président de la République vise spécifiquement le risque de violences ce week-end liées à la crise des gilets jaunes.

"Le moment que nous vivons n'est plus à l'opposition politique, mais à la République", a ajouté Benjamin Griveaux, citant Emmanuel Macron, à l'issue d'un conseil des ministres qui s'est tenu au lendemain des annonces censées apaiser la colère des manifestants.

"Cynisme, opportunisme"

Emmanuel Macron "a insisté sur le fait que certains aujourd'hui ne poursuivaient qu'un seul et même objectif: attaquer la République", a souligné le porte-parole du gouvernement. Le chef de l'État a également dénoncé "le silence coupable et l'opportunisme de ceux qui se livrent à ces comportements". D'où l'appel "au sens des responsabilités" des partis et des corps intermédiaires.

Relancé pour savoir si Emmanuel Macron visait des responsables politiques en particulier, Benjamin Griveaux a déclaré : "Ceux qui font preuve de cynisme, d'opportunisme, je crois, se dévoilent jour après jour sur les plateaux de télévision et à vos micros. Il est donc inutile de les nommer. Ils se reconnaîtront."

L'appel de Castaner

La veille, c'est le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner qui a appelé au calme, mais en visant les gilets jaunes "raisonnables". Il les a invités à ne pas se rassembler à Paris samedi en cas de nouvelle mobilisation, afin d'éviter de nouveaux affrontements dans la capitale.

"J'invite les gilets jaunes raisonnables, ceux qui ne soutiennent pas l'action violente, à se désolidariser des extrêmes et à ne pas se rassembler à Paris samedi prochain", a déclaré le locataire de la place Beauvau lors de son audition devant la commission des Lois du Sénat. Il a également demandé à ces manifestants de ne pas se rassembler "dans les lieux qui ont fait l'objet de ces tensions que nous avons connues" le 1er décembre, en faisant notamment référence à l'incendie provoqué dans la préfecture du Puy-en-Velay.