Valérie Pécresse quitte Les Républicains

Après l'échec des Républicains aux élections européennes, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a annoncé quitter le parti pour "refonder la droite".

Valérie Pécresse quitte Les Républicains
Après l'échec des Républicains aux élections européennes, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a annoncé quitter le parti pour "refonder la droite". BFMTV

Véritable bombe dans le paysage politique de droite : la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé abandonner le navire et quitte le parti Les Républicains.

Invité au Journal Télévisé de 20 heures ce mercredi 5 juin 2019, la femme politique a annoncé fermement à Anne-Sophie Lapix et aux téléspectateurs et téléspectatrices de France 2 : "J'ai décidé de quitter Les Républicains parce que j'ai acquis la conviction de la droite ne pourra pas se faire à l'intérieur et qu'elle doit se faire à l'extérieur du parti. [...] Parce que le parti est cadenassé de l'intérieur, il est cadenassé dans son organisation mais il est aussi cadenassé dans ses idées. [...] Ça fait trois ans que je plaide pour un changement de ligne et un changement de stratégie. J'ai plaidé pour l'élargissement de la droite, on a eu le rétrécissement".

Cette décision intervient après le faible score surprise de son parti aux élections européennes : 8,48% pour la liste de l'Union de la droite et du centre portée par François-Xavier Bellamy, derrière celles menées par Europe Écologie Les Verts, La République en marche et le Rassemblement national. Un score décevant pour les militants, alors que les intentions de votes annoncées avant le scrutin devaient dépasser les 13%.

La droite révoltée par cette annonce

À droite, chez Les Républicains, forcément, il y a des dents qui grincent, comme le rapporte Europe 1. "On nous compare à Game of Thrones, je trouve que c’est plutôt Dallas", torpille un député, "C’est grotesque [...], un jour elle dit qu’à la place de Wauquiez, elle démissionnerait... il démissionne et elle part !", lance un sarkozyste.

Du côté des pro-Pécresse, la répartie est de mesure : "à cause de Wauquiez, il ne reste que des militants ultras, impossible d’inverser la vapeur", ou encore "il me faudra un gilet pare-balles car je n’ai pas prévenu mes militants". Mais avant tout, ils défendent leur nouvelle cheffe de file. "À cause de Wauquiez, il ne reste que des militants ultras, impossible d’inverser la vapeur", explique l'un de ses amis. N'était-ce pas le moment pour elle de prendre les rênes du parti ? Selon un ténor Les Républicains, impossible : "personne ne pense à elle pour reprendre le parti".

La présidente de la région Île-de-France laisse donc un parti en décrépitude pour aller refonder sa propre droite de son côté. Reste à voir qui la suivra.

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