Grand débat: Wargon et Lecornu chargés de l'animation

La secrétaire d'Etat et le ministre s'occuperont de la place des élus et de la société civile dans le débat.
La secrétaire d'État auprès du ministre de la transition écologique et le ministre chargé des Collectivités territoriales entrent dans le débat. AFP//BERTRAND GUAY/Ludovic MARIN

Le grand débat, qui débute mardi, aura plusieurs visages. La secrétaire d'État auprès du ministre de la transition écologique Emmanuelle Wargon et le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu seront chargés de l'animation du grand débat, selon des sources gouvernementales. Sébastien Lecornu devrait plus spécifiquement s'occuper de la place des élus et Emmanuelle Wargon de celle de la société civile, selon ces sources.

Selon une source gouvernementale, Sébastien Lecornu "sera en charge de la mobilisation par tous les moyens, aussi bien physiques que les outils numériques". Le ministre chargé des collectivités territoriales devrait également écrire aux maires dans les prochains jours, et sera au côté d'Emmanuel Macron mardi pour lancer le débat à Grand Bourgtheroulde, une petite commune de l'Eure, dont il a présidé le Conseil départemental.

Des "garants" dans le rôle de "sages"

Ce même jour, plusieurs avançaient qu'un duo a été choisi pour l'incarner à l'extérieur du gouvernement, avec notamment Nicole Notat, l'ancienne patronne de la CFDT. Un nom cité également par le ministre de l'Environnement François de Rugy. Mais selon nos informations, ce n'est pas exact : si Nicole Notat a bien été approchée dès le soir de la démission de Chantal Jouanno, elle ne fera pas partie du dispositif.

Une source gouvernementale a finalement fait savoir que l'ancienne secrétaire générale de la CFDT ne figurait pas dans la liste des possibles "garants", comme sont nommées ces personnalités chargées d'animer le débat au côté des membres du gouvernement.

Le Premier ministre Edouard Philippe s'était donné jusqu'à ce lundi pour trancher. "On cherche un ou plusieurs sages car les Français aiment les sages", a expliqué au Parisien l'entourage du Premier ministre. Parmi les noms qui ont circulé ces derniers jours, on trouvait Jean-Paul Delevoye, le Haut-commissaire à la réforme des retraites, mais aussi Jacques Toubon, le Défenseur des droits ou Jean-Paul Bailly, ex-patron de la RATP puis de La Poste.

Référents départementaux

Sur le terrain, les préfets sont mis à contribution. Le directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Stéphane Bouillon leur a adressé une lettre. Il leur demande de "désigner un référent dans chaque département", lequel aura pour tâche de "s'assurer que les réunions d'initiative locale pourront bien se tenir, dès le 15 janvier, dans un lieu mis à disposition de préférence par une collectivité locale ou une structure associative, et dans des conditions de sécurité", lit-on dans la lettre.

La lettre évoque également l'ouverture mardi d'un site web, granddebatnational.fr, la mise en place d'un numéro vert, pour aider les Français souhaitant "organiser ou participer au grand débat", ainsi que la mise à disposition de "kits" pensés pour aider les animateurs à mener les discussions. Edouard Philippe doit préciser les contours de la consultation dans un communiqué attendu ce lundi en deuxième partie de journée.