Benjamin Griveaux traite ses adversaires "d’abrutis"

Le magazine Le Point a révélé, mercredi 17 juillet 2019, des conversations privées du candidat à la Mairie de Paris concernant ses rivaux à l’investiture du parti LREM. Et c’est peu dire qu’il n’a pas eu des mots tendres…

Quand Benjamin Griveaux traitait ses adversaires d'abrutis
Le magazine Le Point a révélé, mercredi 17 juillet 2019, des conversations privées du candidat à la Mairie de Paris concernant ses rivaux à l’investiture du parti LREM. Et c’est peu dire qu’il n’a pas eu des mots tendres… MARTIN BUREAU / AFP

Le 10 juillet dernier, Benjamin Griveaux était officiellement investi par La République en Marche pour représenter le parti aux élections municipales de Paris en 2020. Tout juste une semaine s’est écoulée, donc, et voilà qu’il se retrouve déjà au cœur d’une polémique. En cause : des propos qu’il aurait tenus en privé avant son investiture, révélés par Le Point ce mercredi, où il donne son opinion très personnelle et très franche sur ses concurrents. Le député parisien n’y va pas de main morte, lançant par exemple : "Il y a un abruti chaque jour qui dit qu’il veut être maire de Paris."

Benjamin Griveaux n’aurait ainsi pas apprécié la compétition, en profitant au passage pour critiquer – le mot est faible – ses adversaires. Hugues Renson, son collègue député ? "C’est un fils de p***, on le sait depuis le premier jour." L’ancien secrétaire d’État chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, s’en sort (un peu) mieux, avec un simple "bon... no comment", alors que le célèbre mathématicien Cédric Villani est reconnu comme étant "quand même plus intelligent que les autres". 

Un candidat qui estime avoir fait ses preuves

Mais attention, cela ne veut pas dire que ce dernier a "les épaules pour encaisser une campagne de cette nature". Après tout, les municipales à Paris, "c’est pas la cantonale de Vesoul ! Vous croyez quoi, qu’on tricote ?", se serait en effet exclamé Benjamin Griveaux lors d’une conversation privée, dont on ne connaît ni l’interlocuteur, ni le contexte.

Pour se rassurer, l’ancien porte-parole du gouvernement peut toujours compter sur le soutien du chef de l’État, comme il l’aurait affirmé selon Le Point : "Je sais exactement ce que l’on va faire et sur quel calendrier, mais ça, c’est entre le Président et moi (…) Tout cela est très réfléchi depuis le début." Et de s’enorgueillir : "Qui tient Bournazel (Pierre-Yves, de son prénom, député Agir et candidat lui aussi à la Mairie de Paris, NDLR.) par les cou***** depuis le début, si ce n’est moi ? Pourquoi est-ce qu’on fait entrer Riester (Franck, ministre de la Culture et président du parti Agir, NDLR.) au gouvernement ? Pour tenir les mecs d’Agir, tout cela n’est pas le fruit du hasard !"

Griveaux dans la lignée de Delanoë ?

C’est ainsi bien sûr de lui que Benjamin Griveaux aurait en outre fait part de sa stratégie pour l’emporter aux municipales de 2020, considérant que "contrairement à ce que racontent tous les abrutis depuis vingt ans, Paris ne se gagne pas à gauche, mais ça se gagne au centre". La recette, alors ? "Pour gagner au centre, il faut prendre des voix à droite", aurait-il assuré, avant d’estimer que "les gens qui sont d'accord avec (lui) sont Bertrand Delanoë et Philippe Grangeon, qui ont vaguement gagné des campagnes à Paris."

Face à la révélation de ces propos par le magazine Le Point, l’entourage du candidat à la Mairie de Paris a eu vite fait de réagir. Sans démentir quoique ce soit, ses proches ont en effet déclaré à l’AFP que "Benjamin Griveaux déplore qu’une conversation privée se retrouve dans la presse", tout en assurant que "dès qu’il en a pris connaissance, il a appelé les personnes citées pour s’excuser auprès d’elles". Pas sûr que ça suffise pour faire passer la pilule…

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