Yann Barthès est-il un "gros connard" pour le directeur de la communication d'Emmanuel Macron?

Selon Le Monde, Sylvain Fort, responsable de l'image médiatique du président de la République, aurait insulté le présentateur du talk-show de TMC après des questions indésirables sur la soirée à la Rotonde, à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle.

Il y avait le Fouquet's, ce restaurant gastronomique de luxe où Nicolas Sarkozy, fraîchement élu au sommet de l'Etat, avait dîné à l'issue de sa victoire en 2012. Et il y a eu la Rotonde, brasserie parisienne chic où Emmanuel Macron, à la sortie du premier tour, avait fêté sa qualification avec ses proches et des personnalités de la société civile. 

Une longue enquête du Monde revient sur cet événement qui avait suscité bon nombre de critiques à l'endroit du futur président de la République, qui reprochaient au candidat En marche! ce repas, alors que le Front national était qualifié pour la seconde marche vers l'Elysée. Lors de cette petite soirée festive, le journaliste de Quotidien Paul Larrouturou avait interpellé l'ancien ministre de l'Economie sur ce choix de restaurant, établissant le parallèle entre la Rotonde et le Fouquet's, si marquant de la présidence Sarkozy.

Un Conseil des ministres sous haute tension

Une comparaison qui n'a pas du tout plus aux communicants de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, qui ont très mal réagi à cet accès d'impertinence. Sylvain Fort, directeur de la communication d'Emmanuel Macron, aurait été jusqu'à restreindre au maximum l'accès au candidat aux équipes de reporters de Quotidien, habitués des rassemblements compliqués avec les politiques, en particulier de droite, selon Le Monde.

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L'émission, diffusée sur TMC, aurait même reçu des pressions directes et des menaces de boycott venant de la garde rapprochée d'Emmanuel Macron. En ligne de mire, le charismatique et irrévérencieux animateur du programme, Yann Barthès, sévèrement taclé par Sylvain Fort. Celui-ci l'aurait qualifié de "gros connard" et de "débile profond", affirme Le Monde. Une seconde amabilité que le principal intéressé a démenti après lecture de l'enquête, tient à préciser le quotidien dans son article.

Ces révélations interviennent alors qu'une quinzaine de sociétés de journalistes ont écrit une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour protester contre la décision de choisir les journalistes accrédités lors des déplacements officiels du président de la République, d'après une information communiquée par l'Elysée en marge du premier conseil des ministres. Un conseil des ministres duquel les journalistes et photographes ont été soigneusement tenus à l'écart, dans la cour de l'Elysée, n'ayant pas reçu l'autorisation d'assister à la sortie des ministres, comme c'est traditionnellement le cas.

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