Marlène Schiappa en procès contre les gilets jaunes

Ce mercredi 24 juillet 2019, six Gilets Jaunes ont comparu devant le tribunal correctionnel du Mans. Ils font l’objet d’une plainte de Marlène Schiappa, déposée fin mai après une manifestation nocturne devant son domicile de la Sarthe.

Marlène Schiappa en procès contre les gilets jaunes
Ce mercredi 24 juillet 2019, six gilets jaunes ont comparu devant le tribunal correctionnel du Mans, à la suite d'une plainte déposée par Marlène Schiappa. MARTIN BUREAU / AFP

Deux mois avec sursis et jusqu’à 2000 euros d’amendes, c’est ce qu’encourent les gilets jaunes accusés par la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes. La peine ainsi requise devant le tribunal correctionnel du Mans, ce mercredi 24 juillet, fait suite à une manifestation non encadrée, dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 mai derniers, de quelques membres du mouvement de contestation devant le domicile sarthois de la femme politique. 

Marlène Schiappa avait alors dénoncé sur son compte Facebook des "évènements (…) qui sont allés beaucoup trop loin dans l’inhumanité". Évoquant "une quarantaine de gilets jaunes furieux qui ont déboulé", "peu avant une heure du matin", alors qu’elle et sa famille dormaient, elle faisait alors état de "slogans agressifs, des menaces de mort" ainsi que des jets de "pétards vers la maison" qui auraient traumatisé ses enfants. 

Ce mercredi toutefois, l’avocat de trois des six prévenus, Me Jean-Baptiste Vigin, a souligné selon l’AFP que "les faits ont été relativisés par rapport à la plainte", précisant notamment que "le parquet n’a pas pu démontrer l’existence de menaces de mort". 

La décision de la justice attendue pour le 27 septembre

Une vidéo diffusée sur Facebook Live montrait d’ailleurs que la manifestation nocturne impromptue n’avait duré que trois minutes, prouvant néanmoins le recours aux pétards et insultes devant le domicile du Mans de Marlène Schiappa. "Les injures à caractère sexiste et les agressions sonores pour lesquelles quatre des prévenus étaient cités devant le tribunal sont indéniablement constituées", a ainsi affirmé à l’AFP Me Julia Minkowski, l’avocate de cette dernière, qui n’était pas présente à l’audience ce mercredi. 

Alors que les deux mois de prison avec sursis ont été requis pour deux des accusés, pour insulte aggravée (ils auraient traité la secrétaire d’État de "pute"), l’avocate de Marlène Schiappa a par ailleurs déclaré, confiante : "Nous attendons sereinement la décision qui sera rendue." Rendez-vous le 27 septembre prochain.