Macron et Merkel divisés sur le choix des dirigeants européens

Après les élections européennes, les 28 pays réfléchissent à la succession de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission. Ce sujet crée des divergeances entre le président français et la chancelière allemande.

Macron et Merkel divisés sur le choix des dirigeants européens
Après les élections européennes, les 28 pays réflechissent succession de Jean-Claude Juncker, le président de la Commission. BFMTV

La négociation pour désigner les nouveaux patrons de l'Union européenne s'annonce laborieuse, notamment sur la succession de Jean-Claude Juncker, actuel président de la Commission européenne depuis 2014. En effet, un premier bras de fer porte sur le nom de la présidence de la Commission européenne. Celui qui sera élu devra obtenir le soutien des 28 pays et la majorité absolue au Parlement européen, soit un total de 376 voix. Les traités prévoient que les chefs d'État proposent un candidat en tenant compte du résultat des élections pour que par la suite le Parlement se prononce.

Trois candidats sont officiellement en lice, Manfred Weber, l'eurodéputé allemand tête de liste de la droite européenne, le social démocrate néerlandais Frans Timmermans et la commissaire danoise Margrethe Vestager. Trois candidats qui sont désormais un point de discorde entre Emmanuel Macron et Angela Merkel. La chancelière allemande privilégie Manfred Weber (centre droit), "notre candidat, d'autres soutiennent le leur, c'est clair", s'est-elle justifiée.

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Du côté français, Emmanuel Macron estime que Manfred Weber ne fait pas le poids face à Trump et Poutine. "Il nous faut des femmes et des hommes qui incarnent ce renouveau, qui ont l'expérience et la crédibilité qui leur permet de porter ces missions", a-t-il dit. ll souhaite miser sur le nouveau visage européen. Devant la presse, il a déclaré mardi 28 mai : "Mon souhait c'est de rassembler, je veux de la cohérence et de la compétence". Une manière de fustiger ceux "qui se sont enfermés dans des logiques de parti", pendant qu'Angela Merkel réaffirme son soutien au candidat de sa famille politique, pour succéder à Jean-Claude Juncker.

Un accord devra être rapidement trouvé avant le sommet des 20 et 21 juin, où le nom du candidat sera révélé. En plus du président de la Commission européenne, d'ici la fin de l'année, il faudra renouveler les postes de président du Conseil européen, de chef de la diplomatie de l’UE et de président de la Banque centrale européenne.