La moitié des maires ne veut pas se représenter en 2020

Le Centre de recherche de SciencesPo met des chiffres sur le "blues" profond des élus locaux.
Le fronton de la mairie de Carla-Bayle, dans l'Ariège. Reuters

Le blues des maires est un sentiment récurant à la une de l'actualité, notamment depuis le dernier renouvellement des conseils municipaux, en 2014. Mais le phénomène est désormais chiffré : le Cévipof révèle dans Le Monde, ce jeudi, que 50 % des maires ne souhaitent pas se représenter en 2020.

Un chiffre choc alors qu'en 2014, 60 % des maires sortants avaient été réélus. La stabilité prime souvent dans une grande majorité des quelque 35 000 communes de France. Mais les temps semblent avoir changé, d'après les conclusions de Martial Foucault, directeur du Centre de recherches de Sciences Po.

60 % des maires élus pour la première fois en 2014 ne veulent pas se représenter

Désormais, l'envie de quitter son mandat est encore plus forte pour celles et ceux qui n'en sont qu'à leur premier mandat : 60% d'entre eux ne veulent pas remettre ça lors du prochain renouvellement.

Mais le côté "blues" est à relativiser. Car en tête des raisons des maires qui veulent raccrocher leur écharpe : l'envie de retrouver une vie plus tranquille (71 %), se rapprocher de leur famille, etc. Vient ensuite le sentiment du devoir accompli (52 %).

Le ras-le-bol n'arrive vraiment que plus loin. Seuls 36 % des édiles sur le départ citent des relations avec leurs administrés de plus en plus difficiles. Dans Le Monde, le directeur du Cevipof explique qu'"ils déplorent une relation de plus en plus individualiste et consumériste entre le citoyen et son représentant municipal".