Internet partout, moins d'élus locaux: les pistes de Macron pour les territoires

Face aux sénateurs ce lundi, le président a promis de couvrir la France entière en haut débit, d'ici la fin de l'année 2020. Il veut également réduire le nombre d'élus locaux.

Emmanuel Macron, ici à Hambourg le 8 juillet 2017, a confirmé la suppression quasi totale de la taxe d'habitation lors de son discours devant les sénateurs, lundi 17 juillet
afp.com/LUDOVIC MARIN

Emmanuel Macron souhaite "accélérer le calendrier". Le président français a promis ce lundi une couverture de la France entière "en haut et très haut débit" d'ici "à la fin de l'année 2020", devant la Conférence nationale des territoires, réunie à la chambre haute. Initialement, le plan prévoyait d'atteindre cet objectif en 2022.

Le président français a également annoncé vouloir réduire le nombre d'élus locaux. "Nos concitoyens ne comprendraient pas ce traitement différencié", a expliqué le chef de l'État. Le 3 juillet devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron avait promis une réduction d'un tiers du nombre des parlementaires dans chacune des deux chambres.

Vers une refonte de la fiscalité locale

En fin de discours, le président français a confirmé la suppression de la taxe d'habitation pour 80% des contribuables français. "Ce sera fait progressivement", a-t-il insisté. "Cet impôt accroît l'injustice entre les inégalités territoriales, donc ce n'est pas un bon impôt", a-t-il estimé.


Mais en "contrepartie", Emmanuel Macron a proposé de mener une "réflexion profonde" sur "une refonte de la fiscalité locale [...] en substitution de la taxe d'habitation [...] pour garder l'autonomie fiscale". Par exemple? "On peut réfléchir à une part nationale de l'impôt attribuée aux communes", a-t-il lancé.

Les sénateurs mettent en gardent Macron

Avant l'intervention d'Emmanuel Macron, le président du Sénat, Gérard Larcher, avait critiqué le projet de suppression de la taxe d'habitation pour 80% des contribuables. "La quasi-disparition de la #TaxeHabitation ne résoudra pas les inégalités de richesses entre communes".

Peu avant, c'était le président de la commission des Lois du Sénat, Philippe Bas (LR), qui avait eu des mots durs à l'égard de cette réforme voulue par le gouvernement. "La démocratie c'est faire en sorte que l'État ne fasse pas ses fins de mois au détriment des collectivités", avait-il mis en garde.

Enfin, Emmanuel Macron a annoncé que "cette conférence se réunira tous les six mois, sous la présidence du Premier ministre".