Hulot décidera cet été s'il reste au gouvernement

Nicolas Hulot a indiqué mercredi qu'il ferait le point à l'été sur sa présence au gouvernement, affirmant qu'il tirerait "les leçons" s'il sent que les "conditions ne sont pas remplies" sur la mise en place des politiques qu'il défend.
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot (G), assis au côté d'Emmanuel Macron, à Rungis, le 11 octobre 2017. afp.com/Francois Mori

Face à Jean-Jacques Bourdin, sur RMC et BFMTV, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a déclaré qu'il aurait "un moment de vérité" cet été avec le Premier ministre et le président afin de décider s'il restait ou non au gouvernement. En octobre dernier, le ministre de la Transition écologique s'était donné "un an" pour juger de son utilité au gouvernement. Mais "jusqu'à l'été, j'ai la tête sous l'eau, cette évaluation-là, je la ferai cet été", a-t-il assuré à la veille de l'anniversaire de sa nomination.

Il a précisé que sa décision dépendrait aussi grandement d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe : "ce sont eux qui décident de ma présence ou pas au gouvernement".

"Si je sens qu'on n'avance pas, j'en tirerai les leçons"

"Si je sens qu'on n'avance pas, que les conditions ne sont pas remplies, voire éventuellement qu'on régresse, à ce moment-là, j'en tirerai les leçons", a déclaré le ministre de la Transition écologique.

Il est revenu sur sa première année au gouvernement et les nombreuses critiques qui l'ont visé. "On s'est dit 'Hulot au gouvernement (...) du jour au lendemain tout va être réglé', c'est une vision un peu raccourcie !". "Les choses ne peuvent pas se régler en un an, il faut les planifier", a-t-il déclaré, laissant planer le doute sur son départ, ou non du gouvernement cet été.

Évaluant son action depuis un an, Nicolas Hulot a encore estimé qu'il y avait eu un changement de "tropisme" sur certains sujets, notamment sur l'utilisation des pesticides, "même si ça ne va pas assez vite". Il a ainsi qualifié de "révolution culturelle" la proposition par la FNSEA elle-même d'un plan de sortie des pesticides. "Ca veut dire que y compris le conventionnel s'engage dans une démarche de progrès", a-t-il commenté.