Grand débat sur BFMTV : ce qu'il faut en retenir

Ce mercredi 21 mars, les six chefs des principaux partis politiques ont débattu des mesures pour sortir de la crise des Gilets jaunes. Que faut-il en retenir ?
Grand débat sur BFMTV : ce qu'il faut en retenir
Ce mercredi 21 mars, les six chefs des principaux partis politiques ont débattu des mesures pour sortir de la crise des Gilets jaunes. Que faut-il en retenir ? BFMTV

Pendant deux heures et demi sur BFMTV, les six chefs des principales formations politiques ont débattu à propos des questions émises par la colère des Gilets jaunes depuis plus quatre mois maintenant. Ils ont notamment évoqué leurs mesures pour davantage de justice sociale.

François Bayrou a demandé plus de lutte contre l'optimisation fiscale. "Les Français veulent s'assurer que nul n'échappe à l'impôt", a-t-il  déclaré, soulignant l'importance du sujet pour ces derniers. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a fait part de sa volonté de mettre en place un ISF "vert". De son côté, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi appelé à faire le lien entre justice sociale et écologie. Le délégué général de LREM, Stanislas Guérini, a affirmé qu'il "fallait continuer à baisser les impôts des Français". Une mesure partagée par Laurent Wauquiez. Pour lui, la solution pour faire davantage de justice fiscale consiste à baisser les impôts. Marine Le Pen, quant à elle, veut une baisse des impôts pour les trois premières tranches et le dégrèvement de la CSG.

Le débat s'est ensuite enflammé au sujet de la question du maintien de l'ordre pendant les manifestations des Gilets jaunes. En effet, c'est une première dans la crise des Gilets jaunes. Samedi prochain, le gouvernement fera appel à l'armée pour protéger les bâtiments officiels et certains sites sensibles lors des prochains rassemblements. Ce sujet a créé des tensions entre les présidents du MoDem et de La France Insoumise. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon ont eu un vif échange. Le président du MoDem a ainsi déclaré : "Ils sont en train de présenter comme une idée scandaleusement révolutionnaire, ce qui est dans toutes les gares, dans tous les aéroports...", tandis que le patron des Insoumis lui a rétorqué que les militaires sont "dans les gares et ailleurs", mais pour préserver les riverains des "terroristes" et "pas (des) gens qui sont pas contents". "François Bayrou je ne vous reconnais pas. Vous êtes pour que les militaires soient pour le maintien de l’ordre ? C'est un autre métier !", s'est offusqué Jean-Luc Mélenchon.

Marine Le Pen s'est invitée dans ce vif échange pour venir en renfort de son adversaire de l'extrême gauche. "L’armée, on l’envoie contre des ennemis ! Pas contre les Français !" Avant de glisser : "Christophe Castaner doit démissionner !" Et Jean-Luc Mélenchon d’ajouter : "Dans n’importe quelle démocratie, après 18 mois d’insurrection, on revote".

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L'épineuse question du chômage a également été abordée. François Bayrou a estimé qu'il fallait mettre en place un plan de reconversion pour les personnes au chômage. "Les allocations chômage font qu'un certain nombre de gens restent à l'écart de l'emploi". Selon le président du MoDem, "de nombreux emplois ne sont pas occupés puisque certains préfèrent travailler comme intérimaire, s’arrêter pour recharger leur droit et revenir après".

Quant au chef des Républicains, Laurent Wauquiez, il souhaite tester la mise en place d'heures de travail en échange du RSA, estimant que sa région Auvergne-Rhône-Alpes avait un "taux de baisse du chômage plus rapide qu’ailleurs". "Dans ma région, ce n’est pas l’argent qu’on dépense qui compte c’est si on ramène les gens vers l’emploi. Si vous voulez c’est qu’on finance des formations qui ne débouchent sur rien, de stages parkings, je vous le confirme ça ne m’intéresse pas", a-t-il détaillé.