Gilets Jaunes : Emmanuel Macron reconnaît des "erreurs"

À la télévision italienne, Emmanuel Macron s'est exprimé sur le mouvement des Gilets Jaunes et les tensions franco-italiennes.
 Gilets jaunes : Emmanuel Macron reconnaît des "erreurs"
À la télévision italienne, Emmanuel Macron s'est exprimé sur le mouvement des gilets jaunes et les tensions franco-italiennes. BFMTV

Dans un entretien accordé à l'émission Che tempo che fa, diffusée sur la chaîne italienne Rai Uno ce dimanche 3 mars, le chef de l'État a évoqué le sujet des Gilets Jaunes, au milieu des sujets sur l'Europe et des tensions entre la France et l'Italie.

Emmanuel Macron a admis des "erreurs" responsables "en partie" de la crise actuelle des Gilets Jaunes. "Quand on va trop vite, qu'on est trop rapide, ou trop caricatural, on fait des erreurs", a-t-il déclaré en ajoutant : "Moi j'en ai fait d'ailleurs par le passé, et c'est une partie de l'explication de la crise".

Il a poursuivi en expliquant qu'on "ne peut pas laisser les gens qui ont besoin de travailler, de vivre, de bouger, face à une impossibilité de mobilité pour quelque raison que ce soit (...) Il faut les réconcilier. C’est par l’expertise scientifique, par le dialogue, la concertation et par l’innovation."

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Pendant cet entretien où il n'a pas prononcé le nom du vice-Premier ministre d'extrême droite italien, Matteo Salvini, qui avait soutenu publiquement les Gilets Jaunes, Emmanuel Macron est revenu sur les tensions entre les deux pays : "Il y a un malentendu qui s’est installé, les péripéties les plus récentes ne sont à mes yeux pas graves et il faut passer au-delà. Il y a eu des revendications excessives mais nous devons aller au-delà." Lors de cette opération séduction à la télévision italienne, il a adressé "un message d'amitié" aux Italiens en évoquant qu'il a "découvert l'histoire et notre civilisation à travers l'Italie".

Avec ses mots, Macron a lancé sa campagne pour les Européennes. Il a plaidé pour une Europe "forte, unie et souveraine" et a tenté d'apaiser les tensions entre les deux nations. "L’Europe ne peut pas avancer si l’Italie n’en fait pas partie. Le dialogue avec Rome est essentiel (...) Nous avons besoin d’une Europe souveraine sur le plan de la défense, politique, numérique, climatique... c’est-à-dire une Europe qui sait protéger ses citoyens" a déclaré le président français.