François de Rugy, bouleversé et "très en colère"

Invité de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi 12 juillet 2019, sur le plateau de BFMTV-RMC, le ministre de la Transition écologique et solidaire s’est défendu des accusations faites à son encontre ces derniers jours.

François de Rugy, bouleversé et "très en colère"
Invité de Jean-Jacques Bourdin ce vendredi 12 juillet 2019, sur le plateau de BFMTV-RMC, le ministre de la Transition écologique et solidaire s’est défendu des accusations faites à son encontre ces derniers jours. RMC

Cela a commencé avec un article de Mediapart dénonçant les luxueux dîners organisés "aux frais des contribuables" lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale. Puis, après avoir limogé sa directrice de cabinet, accusée elle d’avoir gardé un logement social sans y habiter pendant plus d’une décennie, voilà qu’il est épinglé par le média pour des "travaux de confort" de 63 000 euros dans les appartements privés de l’Hôtel de Roquelaure, encore une fois aux frais des contribuables. Et pour couronner le tout, le site d’investigation révèle dans la foulée que lui aussi "occupe un logement à vocation sociale" près de Nantes, "sans répondre aux conditions de location" depuis 2016. Un lot de révélations choc, déroulées en tout juste 48 heures. C’est ainsi un ministre en pleine tourmente, par ailleurs conscient que l’affaire médiatique ne s’arrêtera sans doute pas là, qui est arrivé sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV-RMC ce vendredi matin.

D’entrée de jeu, François de Rugy répond à la question que tout le monde se pose : "Je n’ai absolument pas de raison de démissionner. Je l’ai dit au Premier ministre, qui ne me l’a absolument pas demandé, d’ailleurs." Puis l’interview, commencée depuis une minute à peine, prend un tournant dramatique. "Forcément on peut penser à tout abandonner", confie l’homme politique. "Quand on est dans ce cas-là, quand on est attaqué matin, midi, et soir, que tous les jours sortent des nouvelles choses qui sont fausses, eh bien évidemment on peut avoir envie de rester chez soi, on peut avoir envie de lâcher prise", dit-il, alors que l’on sent l’émotion en train de monter. 

"Le champagne me fait mal à la tête"

Les yeux mouillés, la voix presque tremblante, c’est ainsi sur le point de craquer que le ministre de la Transition écologique s’exclame : "Mais je ne le ferai pas ! Car je suis très en colère." Et de se défendre quant à la plus récente accusation de Mediapart : "Jamais de toute ma vie je n’ai demandé un logement social. J’ai loué un logement, suite à une séparation." Affirmant en outre avoir transmis au média "tous les échanges de mail avec l’agence immobilière à qui (il a) loué ce logement", François De Rugy, qui estime ainsi être "victime d’une tricherie" dont il n’avait aucune connaissance, déplore un certain acharnement. "À quoi ça sert ?", questionne-t-il, avant de répéter : "Je suis très en colère. Je suis très en colère contre les mensonges."

Quant aux fastueux dîners organisés entre 2017 et 2018, l’actuel ministre de l’Écologie se défend : "Un président de l’Assemblée nationale, ça fait partie de sa fonction de représentation de recevoir des gens." Au sujet des plats de choix servis, aux frais du contribuable donc, il ironise même : "Ça vous surprend qu’à l’Assemblée nationale on puisse servir du homard ? " Et de se dédouaner : "Moi je n’aime pas ça, je n’en mange pas, j’ai une intolérance aux fruits de mer (…) Et on fait croire que c’est moi qui demande à ce qu’on serve des homards, enfin !" Indigné, et lancé, François de Rugy fait ainsi savoir qu’il "n’aime pas les huîtres", qu’il "déteste le caviar", et que "le champagne (lui fait) mal à la tête". Si ça ne tenait qu’à lui, le coût de ses dîners seraient bien moindres, faut-il croire.

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