Élection européennes: Royal "réfléchit" à être tête de liste

L'ex-ministre socialiste a affirmé ce mercredi matin, sur France Inter, qu'elle prendrait sa décision au mois de janvier.
Ségolène Royal, alors ministre de l'Environnement, le 12 avril 2017 à l'Elysée. afp.com/GABRIEL BOUYS

Ségolène Royal va-t-elle faire son retour sur la scène politique ? L'ancienne ministre de l'Environnement, actuellement ambassadrice auprès des pôles, a reconnu ce mercredi matin sur France Inter qu'elle avait été "sollicitée" pour prendre la tête d'une liste qui rassemblerait socialistes et écologistes aux élections européennes en mai 2019. Elle a indiqué à la journaliste Alexandra Bensaid qu'elle se déciderait "au mois de janvier".

Depuis quelques semaines, son nom a refait surface, notamment depuis qu'elle s'est publiquement affichée contre le "matraquage fiscal" du gouvernement, avec la hausse de la fiscalité des carburants. Mi-octobre, le nom de l'ancienne ministre avait déjà été évoqué pour devenir tête de liste du PS, perspective qu'elle a refusée. Elle n'a en revanche pas fermé la porte à une liste de gauche et écologique plus large.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, avait estimé jeudi dernier sur la même radio que Ségolène Royal était "une grande figure de la gauche et de l'écologie et à ce titre-là, elle peut incarner ce rassemblement" de la gauche pour éviter le "suicide" de la division. Et Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes et ancien ministre à ses côtés de renchérir :"Je pense qu'elle ferait une excellente candidature".

Faire face aux "épreuves" de la vie politique

Ségolène Royal veut d'abord voir si elle peut "être utile pour répondre à une question qui est aujourd'hui cruciale: l'avenir de l'Europe qui est très menacé et l'avenir de la France en Europe", a-t-elle indiqué sur France Inter. "Ce n'était pas du tout mon idée ni l'itinéraire que j'avais imaginé d'être candidate et de replonger dans la vie politique avec les épreuves que ça représente", a-t-elle également déclaré.

L'ambassadrice auprès des pôles, qui était invitée sur la radio pour présenter son livre Ce que je peux enfin vous dire, poursuit : "Pour une fois, je vais peut-être choisir en fonction de ce que j'ai envie de faire moi personnellement." Elle craint en effet ce que sa candidature pourrait "déclencher en terme d'égo et d'agressivité".

Dans son livre, Ségolène Royal aborde justement les attaques misogynes dont elle a été victime dans sa carrière. "Ce que j'ai voulu décrire, c'est ce qu'une femme subit en politique et qu'un homme ne subit pas, en mettant bout à bout l'ensemble de ces attaques, sans mettre les noms", a-t-elle affirmé.