Débat sur TF1: Hamon traite Le Pen de "droguée aux pages faits divers" et tacle Fillon sur les affaires

Le vainqueur de la primaire de la gauche a vivement attaqué le dirigeante du FN lors d'un débat sur laïcité et a glissé un mot assassin, passé légèrement inaperçu, concernant les affaires de François Fillon.
Capture TF1

Benoît Hamon s'est montré assez offensif lors du premier débat entre les principaux candidats à l'élection présidentielle. C'est un des premiers à avoir interpellé un de ses adversaires lors du thème de la laïcité. Il a directement accusé Marine Le Pen d'alimenter un "débat nauséabond" sur l'école.

Alors qu'elle vient d'expliquer qu'elle souhaiter couper les allocations aux parents des enfants impliqués dans des faits de délinquance, le vainqueur de la primaire de la gauche a contre-attaqué. "Que vous soyez droguée aux pages faits divers c'est une chose. Mais vous êtes candidate à l'élection présidentielle", a lancé le socialiste à la candidate du Front national, jugeant que ce sont des faits mineurs et pas représentatifs de la société française dans son ensemble.  

Il se lâche aussi sur Macron

L'ancien "frondeur" n'a pas oublié de tacler l'ex ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Depuis plusieurs semaines, il souhaite que le leader d'En Marche! rende publique la liste de tous ses donateurs pour prouver qu'il n'y ait pas d'éventuels conflits d'intérêts. Emmanuel Macron n'a une nouvelle fois pas voulu répondre à la provocation du socialiste. Une vive passe d'armes s'en est suivie.

Sur Fillon: "Quand il s'agit de votre propre argent..."

François Fillon a quant à lui tenté d'attaquer Benoît Hamon sur le terrain économique en estimant qu'il ne pourrait pas financer ses propositions. "Avec M. Hamon, c'est 32 heures, le revenu universel, dans un pays qui a 2.200 milliards de dette, enfin, voilà, on rêve, on rêve, on rêve!", a lancé l'ancien Premier ministre, s'attirant immédiatement une réplique du candidat PS.

Recouvrant la voix de François Fillon qui continuait à parler, l'ancien ministre de l'Education a riposté par une allusion aux emplois présumés fictifs de collaborateurs parlementaires de sa femme et de deux de ses enfants: "Vous, c'est 500.000 fonctionnaires en moins. Vous êtes très fort en soustraction, un peu moins en addition quand il s'agit de votre propre argent!". 

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