Bouteilles de vin, coach et pressing: les dépenses insolites des candidats à la présidentielle

La Commission nationale des comptes de campagne a validé ceux des onze candidats à l'élection présidentielle. Mais certaines dépenses, parfois insolites, ont été retoquées par la Commission.

Philippe Huguen - AFP

La publication au Journal officiel des comptes de campagne permet d’apprécier quelques dépenses insolites des candidats à la présidentielle.

Bien que tous les comptes aient été validés, la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) a toutefois retranché un certain nombre de dépenses, notamment concernant Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

14.000 euros dépensés en bouteilles de vin

La présidente du Front national s’est ainsi vue refuser plus de 40.000 euros pour une "prestation non effectuée" et des "achats d'objets promotionnels invendus". Ces dépenses n'auraient pas été engagées en vue de l'élection ou pour obtenir des voix, note BFMTV.

Jean-Luc Mélenchon s’est quant à lui fait remarquer pour ses goûts en matière de bonnes bouteilles. D’après le Journal officiel qui rapporte la décision de la CNCCFP, Jean-Luc Mélenchon aurait tenté de se faire rembourser pour 13.872 euros de bouteilles de vin: "or, ni le nombre de bouteilles vendues, ni la comptabilité correspondante n'ont été apportés; faute de justifications satisfaisantes, il convient de retrancher du compte, en dépenses et en recettes, la somme de 13.872 euros".

Le coach vocal de Macron retoqué

L’inénarrable Jean Lassalle, arrivé en septième position au premier tour de l’élection présidentielle, s’est également fait épingler pour ses frais de taxi à hauteur de 4.450 euros. La Commission a également refusé les 5.000 euros de réparation sur un "véhicule automobile" ainsi que 267 euros de frais de teinturerie. Pour l’autorité administrative, ces dépenses n'étaient pas "engagées ou effectuées en vue de l'élection et spécifiquement destinées à l'obtention de suffrages".

Bon dernier avec 0,18% des voix, les frais de coaching de Jacques Cheminade, en plus de leur efficacité discutable, restent à la charge du candidat, soit 2.400 euros avec la restauration. La CNCCFP a estimé que cela constituait des "dépenses à caractère personnel".

Idem pour Emmanuel Macron qui, après son meeting retentissant du 10 décembre 2016, s’était alloué les services d’un coach vocal. Les honoraires de ce coaching ainsi que les frais de sécurité personnelle, représentant plus de 11.000 euros, restent à la charge du candidat.