Venezuela : une femme tuée par balle pendant les manifestations anti-Maduro

Ce 1er mai, une femme de 27 ans a été tuée par balle à Caracas au cours d'une manifestation anti-Maduro.
Venezuela : une femme tuée par balle pendant les manifestations anti-Maduro
Ce 1er mai, une femme de 27 ans a été tuée par balle à Caracas au cours d'une manifestation anti-Maduro. RMC

Nouvelles violences au Venezuela. Une manifestante de 27 ans a été tuée d'une balle dans la tête, le 1er mai, alors qu'elle se trouvait dans une manifestation contre le président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas. "Nous condamnons l'assassinat de la jeune Jurubith Rausseo" d'une "balle dans la tête pendant une manifestation", a informé sur Twitter l'Observatoire vénézuélien des conflits sociaux. Par ailleurs, les services de secours ont fait état de 46 blessés, dont deux par arme à feu dans de nouvelles échauffourées entre forces de l'ordre et manifestants.

La jeune manifestante a été mortellement touchée à proximité de la base aérienne de La Carlota où Juan Guaido, le chef de file de l'opposition, avait appelé mardi 30 avril un soulèvement militaire qui a échoué.

Il a d'ailleurs appelé à une grève générale et à la poursuite des manifestations contre Maduro. "Je m'engage à faire en sorte que ceux qui ont voulu tirer contre un peuple qui a décidé d'être libre se repentent de la mort (de Mme Rausseo). Tout cela doit s'arrêter", a-t-il réagi sur Twitter.

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De son côté, Nicolas Maduro a affirmé qu'une : "poignée de traîtres happés par la droite putschiste a voulu s'imposer. (...) Ils ont fui d'ambassade en ambassade, la justice les recherche et bientôt ils iront en prison pour payer leur trahison et leurs délits".

Depuis le 23 janvier,  le Venezuela est confronté à une grave crise. L'économie tour au ralenti, le pays compte des pénuries et deux "présidents". Juan Guaido pour les États-Unis, la France ou encore le Royaume-Uni et Nicolas Maduro pour la Russie, la Chine et l'Iran.

"Pour les États-Unis, la politique (américaine) au Venezuela est très risquée. Il n'y a aucune garantie de succès, à court ou moyen terme. La plupart des décisions semblent guidées par des idées fausses plutôt que par une stratégie", déclare à l'AFP Michael Shifter du centre de réflexion Inter-American Dialogue, basé à Washington, en qualifiant le geste de mardi de Juan Guaido d'"audacieux".

Depuis 2015, quelque 2,7 millions de Vénézuéliens ont fui le pays, face aux pénuries de biens de première nécessité et de médicaments, selon les chiffres de l'ONU.