Une île japonaise interdite aux femmes pourrait entrer au patrimoine mondial de l'Unesco

L'île sacrée Okino, au sud-ouest du Japon, interdit aux femmes de fouler son sol pour des raisons religieuses. 
Wikimedia

Okino, une île située au sud-ouest du Japon, pourrait intégrer la liste du patrimoine mondial de l'Unesco d'ici le mois de juillet, indique le média japonais Asahi Shimbun. Mais cette décision fait débat, la visite de cette île sacrée étant strictement réservée aux hommes. 

Okinoshima abrite pourtant Munakata Taisha Okitsumiya, un temple du XVIIe siècle érigé à l'honneur d'une déesse shinto de la mer, censée veiller sur les marins. Mais les tabous religieux persistent sur cette petite île enclavée entre l'archipel japonais et la péninsule coréenne et habitée uniquement par un employé du sanctuaire. Les visiteurs mâles doivent par exemple se déshabiller et procéder à un lavage rituel avant de visiter l'île. Ils ont également interdiction de divulguer les détails de leur visite ou de ramener quelque chose avec eux sur le continent, pas même une fleur ou un brin d'herbe.

"Ce sont des sujets qui vont devoir être abordés si la liste est maintenue", détaille le journaliste d'Asahi Shimbun, évoquant le fait qu'une inscription à l'Unesco développerait forcément le tourisme sur une île jusqu'ici préservée. Après la seconde guerre mondiale, des excavations effectuées sur Okinoshima avaient permis de découvrir près de 80.000 artefacts précieux. Parmi ces trésors nationaux, des miroirs de cuivre, une bague en or ou encore des perles de verre.

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