Une application japonaise pour savoir si les toilettes sont libres

Un opérateur téléphonique japonais va proposer en mars un système élaboré relié à une application qui informera les employés sur la disponibilité des toilettes de leur immeuble.
Fini la recherche d'un cabinet libre grâce aux toilettes connectées. (photo d'illustration) REUTERS/Issei Kato

Quel objet du quotidien n'a pas encore de modèle connecté? Alors que même votre frigidaire et votre brosse à dent peuvent désormais être reliés à un smartphone, il ne restait plus qu'à connecter les toilettes au réseau des réseaux. Et quel autre pays que le Japon et ses cabinets avant-gardistes pour donner l'exemple?

L'opérateur de télécommunication nippon KDDI va proposer dès le mois de mars aux entreprises d'installer un système dont le but est de faciliter la vie des employés qui ont besoin d'un moment au petit coin. Plutôt que d'arpenter tout son immeuble à la recherche d'une place libre, le salarié pourra consulter une application sur son smartphone, qui lui indiquera en direct où il peut aller. "Nous pensons que ce service réduira la perte de temps", a expliqué le porte-parole de l'entreprise, Daisuke Maruo, cité par le Japan Times.

Gare au piratage

Comment ça marche? D'abord, des capteurs installés sur les cabinets détectent s'ils sont libres ou occupés. Leur signal est ensuite envoyé vers un appareil qui joue le rôle de passerelle et envoie l'information vers un serveur grâce au réseau de l'opérateur. Ainsi, les employés peuvent tout savoir sur la disponibilité des toilettes et leur localisation dans le bâtiment. Le personnel de l'immeuble pourra aussi recevoir des mails si une cabine reste occupée trop longtemps. Pas question de piquer du nez sur le trône.

Le porte-parole de KDDI affirme que l'application atténuera également les plaintes concernant le nombre de toilettes en service dans les bureaux. "Il n'est pas toujours facile d'en installer de nouvelles", juge-t-il. Les toilettes publiques des stations de métro devraient aussi bénéficier du système dans l'avenir, ainsi que celles des lieux très visités comme les centres commerciaux. Et l'entreprise ne compte pas s'arrêter là. Un prochain service va contrôler la quantité d'eau utilisée quand l'on tire la chasse. Espérons qu'il ne sera pas trop vulnérable aux mauvaises blagues des pirates.