Nicolas Maduro plaisante sur les gilets jaunes

Le président vénézuélien a déclaré jeudi lors de son discours d'investiture qu'on lui avait récemment offert un gilet jaune.
Le président du Venezuela Nicolas Maduro, le 18 septembre 2018 à Caracas afp.com/Federico PARRA

C'est un cadeau qu'il n'attendait peut-être pas. Jeudi, lors de son discours d'investiture pour un deuxième mandat, le président vénézuélien Nicolas Maduro a notamment expliqué qu'on lui avait offert un gilet jaune, en référence au mouvement qui touche actuellement la France.

"Nous sommes les rebelles du monde"

"Peut-être que je l'étrennerai demain [...] Nous allons peut-être fonder une section des gilets jaunes au Venezuela, parce que nous sommes les rebelles du monde. C'est une bonne idée, n'est-ce pas ?", a ironisé le dirigeant socialiste, actuellement confronté à une vague d'impopularité dans le pays.

"En Europe, les peuples, les mouvements sociaux, les mouvements syndicaux, les syndicats, les gilets jaunes nous admirent", a ajouté le chef d'État. Il entretient par ailleurs des relations tendues avec le président français Emmanuel Macron, qui l'a qualifié de "dictateur". Lui-même a dénoncé la "répression" dont sont victimes selon lui les gilets jaunes de la part des autorités françaises.

Il exige du "respect" de la part de l'UE

L'ex-chauffeur de bus a également exigé dans son discours d'investiture du "respect" de la part de l'Union européenne qui n'a pas reconnu son deuxième mandat et l'a menacé de "mesures appropriées" en cas de nouvelles atteintes aux droits de l'Homme et à l'État de droit.

Maduro a déclaré qu'"au-delà de ce que certains porte-parole de l'UE disent", dans les pays européens "on nous aime". "Une vague d'investisseurs européens" arrive au Venezuela, a-t-il affirmé, alors que le pays est plongé dans la pire crise socio-économique de son histoire moderne.