Mondial au Qatar : Michel Platini placé en garde à vue

Michel Platini a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête pour corruption sur l'attribution de la Coupe du monde de football au Qatar en 2022.
Mondial au Qatar : Michel Platini placé en garde à vue
Michel Platini a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête pour corruption sur l'attribution de la coupe du monde de football au Qatar pour 2022. BFMTV

Dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire, Michel Platini est actuellement en garde à vue, selon les informations transmises par Mediapart. Ancien président de l'UEFA, ancien joueur de l'équipe de France, il n'est plus question de ramener la coupe à la maison pour lui, mais plutôt de la rendre ! Il est entendu dans le cadre de l'enquête pour l'attribution de la Coupe du monde de football au Qatar, qui devrait se dérouler en 2022.

Pour la même enquête, Claude Guéant, ancien secrétaire d'État sous Nicolas Sarkozy, est également entendu par la police judiciaire, sous le statut de "suspect libre". Se trouve également en garde à vue Sophie Dion, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy, juriste chargée des sports à l'Élysée, à l'époque des faits.

Pourquoi sont-ils en garde à vue ?

L'affaire remonte à près de 10 ans. Le 3 décembre 2010, lendemain de l'annonce de l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde au Qatar pour 2022, la presse anglaise avait crié au scandale. Une insurrection appuyée par des preuves tendant à démontrer qu'un certain nombre de membres de la FIFA avaient été corrompus. Une enquête avait ouverte et plusieurs dirigeants de fédérations avaient été mis en cause. 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. L'enquête révèle que des anciens membres du gouvernement Sarkozy pourraient être impliqués dans cette affaire. Quelques jours avant cette attribution litigieuse, un déjeuner aurait eu lieu à l'Élysée, en présence du président de la République Nicolas Sarkozy, de Michel Platini et de l'Émir du Qatar. Y a-t-il eu un accord financier entre les trois personnes ?

Le mot de la fin revient à Sepp Blatter, président de la FIFA qui avait déclaré en 2016 que ce choix "était la volonté politique, aussi bien en France, qu’en Allemagne. […] De grandes entreprises françaises et allemandes interviennent au Qatar, vous savez". Une affaire pour le moins mystérieuse...

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