À Londres, Donald Trump déjeune avec la reine et insulte le maire de la ville

En visite d'État de trois jours au Royaume-Uni, l'arrivée de Donald Trump à Londres ne s'est pas faite sans heurts.
À Londres, Donald Trump dîne avec la reine et insulte le maire de la ville
En visite d'État de trois jours au Royaume-Uni, l'arrivée de Donald Trump à Londres ne s'est pas faite sans heurts. BFMTV

Ce lundi 3 juin, à peine un pied posé sur le sol britannique, Donald Trump crée déjà une polémique. Il s'en est pris, via Twitter, au maire de Londres, Sadiq Khan. Il l'a traité de "loser". "Sadiq Khan, qui fait boulot exécrable en tant que maire de Londres, a fait des commentaires 'méchants' concernant le président des États-Unis", a tweeté le président américain, estimant que ce "loser total" ferait mieux de se concentrer sur la lutte contre la criminalité à Londres.

Avant de traverser l'océan Atlantique, Trump avait déjà fait savoir qu'il n'avait pas l'intention de rencontrer l'édile de Londres. Il ne souhaitait "pas lui accorder beaucoup d'importance" avant de se moquer de sa petite taille. Ses propos injurieux répondent à la phrase de Sadig Khan qui dans une tribune publiée par The Guardian, estimait que Trump ne méritait pas d'être reçu en grande pompe : "Le président Trump est juste l’un des exemples les plus extrêmes d’une menace globale grandissante" avait-il écrit en le comparant à "un fasciste du 20e siècle".


Dans un second tweet, Donald Trump n’a pas hésité à comparer le maire de Londres à un autre homme politique qu’il considère "idiot" et "incompétent", le maire de New York,  Bill de Blasio.

Au cœur de cette visite d'État de trois jours, Donald Trump et son épouse Melania Trump ont déjeuné avec la reine Elizabeth II, dans un ton plus solennel que ses tweets.  Il a salué le règne "véritablement remarquable" de la monarque, qui a été couronnée en 1953 et a évoqué "l'amitié éternelle entre nos deux peuples". Quant à Elizabeth II, elle a insisté "les valeurs communes et les intérêts partagés" entre les deux nations, rappelant à Trump, qu'elle avait effectué sa première visite d’État aux États-Unis sous le général Eisenhower, 34e président américain.

Cette visite n'est pas du goût de tout le monde. Des militants d'Amnesty international ont déployé des banderoles appelant à résister à Trump sur un pont faisant face à l'ambassade américaine. D'autres manifestations contre le président américain sont attendues pour mardi. Aujourd'hui, la visite prendre un tournant plus politique. Il a rendez-vous avec Theresay May, la Première ministre britannique sur le départ pour n’avoir pas réussi à mettre en œuvre la sortie de l’UE, trois ans après le référendum du Brexit. Dans la presse britannique, Trump a critiqué la manière dont la Britannique a mené les négociations avec Bruxelles et il recommande à son successeur de quitter l'Union européenne sans accord.

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