Ils fabriquent une planche de surf avec 10 000 mégots de cigarettes

Deux Américains ont remporté un concours de création de planche de surf en utilisant 10 000 mégots de cigarettes ramassés sur les plages californiennes pour créer une planche à la fois fonctionnelle et porteuse d'un message.
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Taylor Lane et Ben Judkin n'ont pas vraiment passé un été de rêve. Ces deux Américains ont occupé leurs journées à ramasser les mégots de cigarette jetés négligemment par terre sur les plages californiennes et leurs parkings. Une activité citoyenne qui avait un objectif: construire une planche de surf pour gagner un concours de fabrication de planches avec matériaux usagés.

Les finalistes de ce concours organisé par une marque d'équipements de surf ont été départagés vendredi a l'Ecology Center, à San Juan Capistrano. Les quelques 10 000 mégots de cigarettes ramassés par les deux amis ont été utilisés pour fabriquer une planche de surf parfaitement fonctionnelle. Ils ont également récupéré du polystyrène auprès d'un marché aux poissons, et utilisé du soja comme résine. "C'est visuellement dégoûtant, mais à un tel point que ça en devient génial", commente Ben Judkin à un journal local.

Des matériaux trouvés dans les poubelles

Pour l'Américain, cette création "rattache le surf à quelque chose qui nous tient à coeur - l'environnement, l'océan et l'état de celui-ci". Son complice, Taylor Lane, rappelle de son côté que les mégots de cigarette sont les déchets "les plus polluants qu'on puisse trouver sur les plages". "Qui aurait cru que les mégots de cigarette pouvaient être si beaux?", a commenté une visiteuse de l'Ecology Center devant la planche victorieuse.

La seconde place a été décrochée par un Français, François Jaubert, qui a créé une planche de surf avec des palettes récupérées dans des poubelles. Une autre planche, qui n'était pas dans le trio de tête, a été fabriquée avec l'ancienne porte d'une salle de bain. "Il suffit de réfléchir un peu, d'être créatif", explique François Jaubert au journal local. Et d'oser regarder en face tout ce que l'on jette au quotidien.