Au moins 300 morts après le passage du cyclone Idai au Mozambique et Zimbabwe

Le cyclone Idai pourrait être le cyclone le plus meurtrier de l'histoire de l'Afrique australe.
 Cyclone au Mozambique et zimbabwe : Le bilan dépasse les 300 morts
Le cyclone Idai pourrait être le cyclone le plus meurtrier de l'histoire de l'Afrique australe. BFMTV

La semaine dernière, l'Afrique australe a été touchée par le cyclone Idai. Le Mozambique et le Zimbabwe ont été les deux pays les plus frappés par les intempéries. Selon un dernier bilan, au moins 300 personnes ont été tuées par le cyclone. Au Mozambique, "on est déjà à plus de 200 morts", a annoncé ce mardi 19 mars le président Filipe Nyusi, qui a décrété un deuil national de trois jours. Le cyclone, qui a fait des dégâts considérables au Mozambique, a détruit la deuxième ville du pays comme en témoigne la vidéo ci-dessous.

Au Zimbabwe, la situation est aussi catastrophique. Environ une centaine de personnes ont été tuées, mais le bilan pourrait tripler, a estimé le ministre du gouvernement local July Moyo. Idai "pourrait être le cyclone le plus meurtrier en Afrique australe", selon l’organisation Care, ajoutant qu'il y a "des corps qui flottent, certains flottent jusqu'au Mozambique". "Nous parlons d’un désastre majeur", a déclaré le porte-parole du Bureau des Affaires humanitaires de l’ONU, Jens Laerke, à Genève.

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Selon le ministre mozambicain de l'Environnement Celson Correia, une surface d'un rayon de 100 km est totalement inondée dans le centre de l'un des pays les plus pauvres du monde. Près de 350 000 personnes se retrouvent bloquées dans des zones inondées. Une humanitaire a expliqué qu'il y avait un "océan" dans les terres, isolant complètement des villages. Malheureusement, la situation ne devrait pas s'arranger dans les jours qui viennent puisque des pluies abondantes sont attendues, a annoncé le Programme alimentaire mondial. Pour compliquer la situation, déjà dramatique, des barrages menacent de céder au Mozambique, leur capacité approchant du niveau maximum.

De plus, que ce soit au Mozambique ou au Zimbabwe, des ponts et des routes ont été emportés par les eaux compliquant d'autant plus les opérations de secours. Des milliers de Mozambicains et de Zimbabwéens sont encore coincés sur les toits ou dans des arbres à attendre les secours. "Dans les arbres, les gens doivent se battre avec des serpents, des insectes, des animaux", a témoigné Ian Scher, président de l’organisation sud-africaine Rescue SA qui participe aux opérations de secours depuis Beira.

Amnesty International a appelé la communauté internationale à se mobiliser devant l’ampleur du désastre mais aussi devant les conséquences du changement climatique : "alors que les effets du changement climatique s'intensifient, on peut s'attendre à ce que ces conditions climatiques extrêmes se produisent plus fréquemment".