Crise au Venezuela : entre rejet d'ultimatum et menace d'invasion

Rien en va plus au Venezuela. Depuis l'auto-proclamation de Juan Guaidó à la présidence du pays suite au mandat "illégitime" de Nicolás Maduro, le pays est plongé dans une véritable crise démocratique.

Crise au Venezuela : entre rejet d'ultimatum et menace d'invasion ?
Rien en va plus au Venezuela. Depuis l'auto-proclamation de Juan Guaidó à la présidence du pays suite au mandat "illégitime" de Nicolás Maduro, le pays est plongé dans une véritable crise démocratique. RMC

Nouvelle avancée dans la crise démocratique vénézuélienne. Le 23 janvier dernier, Juan Guaidó s'auto-proclamait "président en exercice" du Venezuela après une manifestation organisée à Caracas, en protestation à Nicolás Maduro. Il obtenait alors la reconnaissance des États-Unis, du Canada du Brésil, de la Colombie, ainsi que du Pérou. Côté européen, il avait été laissé un ultimatum à Maduro : organiser des élections libres d'ici le 1er mars 2019.

Un ultimatum rejeté sans surprise par Nicolás Maduro : "Nous n'acceptons d'ultimatum de personne. C'est comme si je disais à l'Union Européenne : 'Vous avez sept jours pour reconnaître la République de Catalogne, ou sinon nous allons prendre des mesures'. Non, ici, la politique internationale ne se fait pas avec des ultimatums. Ça c'était l'époque des empires coloniaux. La droite vénézuélienne, avec l'aval du gouvernement des États-Unis et la droite européenne, a appelé à un coup d'État. Une insurrection militaire", a alors annoncé Nicolás Maduro.

C'est donc également sans surprise qu'Emmanuel Macron a lui aussi reconnu Juan Guaidó comme "président par intérim" du Venezuela.

Le pays menacé d'invasion ?

Une invasion militaire du Venezuela serait-elle en préparation via la Colombie ? C'est du moins ce que révèle le site d'information Suisse 24 heures. Des chars colombiens auraient été déployés à la frontière et font craindre une invasion. En cause, Washington et Bogota qui travailleraient ensemble et entretiennent le doute. Une note aperçue sur un cahier de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale des États-Unis laisse entendre le pire : "5000 soldats en Colombie". Une maladresse qui fait tache et envisagerait une possible ingérence des deux pays dans la crise vénézuélienne.

À ce jour, rien n'a encore été confirmé, ni infirmé.

Retrouvez ci-dessus la déclaration de Nicolás Maduro relayée par RMC Découverte.


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