Condamné pour conduite en état d'ivresse, il dénonce une discrimination envers les alcooliques

Un Américain condamné quatre fois pour conduite en état d'ivresse n'a pas su convaincre un juge que les alcooliques étaient en réalité victimes de discrimination.
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La défense était originale, mais n'a pas convaincu la justice. Ralph Alfred Friesenhahn, un Américain d'Austin, au Texas, en avait marre de se faire arrêter pour conduite en état d'ivresse. Entre 1985 et 2016, il a été condamné quatre fois pour la même raison. Il a alors argué être victime de discrimination.

Selon lui, la limite légale pour conduire aux Etats-Unis, 0,8 grammes par décilitre de sang, ne convient pas aux alcooliques qui résistent mieux à des taux supérieurs de par leur consommation fréquente. Ceux-ci seraient donc poursuivis sur la base d'un taux qui ne leur convient pas, sans que l'accusation n'ait produit la preuve qu'ils étaient dans l'impossibilité de conduire correctement.

"Le problème, c'est de prendre le volant après avoir bu"

Pas suffisant pour convaincre un juge d'une cour d'appel d'Austin, qui a contré ces arguments dans une décision publiée vendredi. Selon lui, la discrimination n'est pas prouvée, car la loi s'applique de manière identique à tous les conducteurs. Plutôt que de dénoncer une discrimination, le condamné demande en fait un statut pour une classe spécifique de malades. Cependant, il n'existe pas de loi permettant aux personnes souffrant d'alcoolisme de se déclarer victimes de discriminations, affirme le juge.

"Vous n'êtes pas puni car vous êtes alcoolique", a ajouté un représentant du bureau du procureur, cité par un journal local. Si tel était le cas, ce serait effectivement une discrimination. Mais, poursuit-il, "le problème est dans le fait de conduire", "de décider de prendre le volant d'un véhicule d'une tonne après avoir bu". La prochaine fois, il faudra trouver autre chose.

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