"Ceux qui jouent avec le feu périront par le feu" : les menaces de Pékin à destination des manifestants hongkongais

Alors que les manifestations continuent et s'amplifient à Hong Kong, le gouvernement chinois a considérablement durci le ton... 
Le gouvernement chinois durcit le ton dans le dossier Hong Kong
Pour mettre fin aux manifestations à Hong Kong, le gouvernement chinois durcit le ton BFMTV

En mode Daenerys Targaryen

Depuis deux mois, un vent de contestation souffle dans les rues de Hong Kong. En cause, un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers le reste de la Chine, et une crainte de perte des libertés individuelles face à l'ingérence du régime. Les manifestations ont pris une toute nouvelle ampleur en ce début de semaine, et un appel à la grève générale, qui a causé la paralysie totale du métro, ainsi que l'annulation de 160 vols à l'aéroport de Hong Kong, l'un des plus importants au monde. 

Une montée en puissance qui n'a pas plu du tout à Pékin. Alors qu'en Chine continentale, les mouvements contestataires ne sont absolument pas tolérés, les agissements des manifestants pro-démocratie ont provoqué de vives réactions, et le ton s'est considérablement durci. Yang Guang, le porte-parole des affaires de Hong Kong et Macao du gouvernement chinois, est passé en mode Daenerys Targaryen et a ainsi déclaré : "Ceux qui jouent avec le feu périront par le feu"

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Parapluies contre grenades lacrymogènes

Avec des déclarations aussi virulentes, le gouvernement chinois entend ainsi faire peur aux manifestants. Lundi, la police a tiré 800 grenades lacrymogènes et procédé à 148 arrestations. Des chiffres bien inférieurs à ceux que l'on a pu avoir en France au plus fort du mouvement des Gilets Jaunes. Depuis le début de la contestation, les hongkongais n'ont pas manqué d'ingéniosité, utilisant des parapluies pour éviter les gaz lacrymogènes, des lasers pour aveugler les caméras, disposant des panneaux routiers comme remparts dans les rues pour s'abriter, ou procédant au ravitaillement en formant des chaînes humaines. 

Encore plus étonnant, ils ont même mis en place un système pour éteindre les grenades lacrymogènes : en plaçant des cônes de signalisation dessus, et en versant de l'eau à l'intérieur. Mais malgré cette débauche d'ingéniosité, une grande crainte existe. Celle que le gouvernement chinois décide de faire intervenir l'armée, une garnison de plusieurs milliers de soldats étant sur place, mais n'ayant pas encore été sollicitée par les autorités locales. 

Revenue à la Chine en 1997, Hong Kong est en train de vivre l'une des séquences les plus agitées de son histoire récente.