Carlos Ghosn : le procureur fait appel de sa libération

Le tribunal de Tokyo a accepté la demande de remise en liberté de l'ancien patron de Renault-Nissan. Mais les procureurs ont fait appel de cette décision.

Carlos Ghosn : Le procureur fait appel de sa libération
Le tribunal de Tokyo a accepté la demande de remise en liberté de l'ancien patron de Renault-Nissan. BFMTV

Carlos Ghosn sortira-t-il bientôt de prison ? Rien n'est moins sûr. Ce mardi 5 mars, le tribunal de Tokyo a annoncé qu'il acceptait la mise en liberté de Carlos Ghosn, en échange d'une caution de 8 millions d'euros. L'ancien patron de Renault-Nissan est en prison depuis le 19 novembre dernier, soit plus de trois mois. L'ex-PDG de Renault-Nissan n'en est pas à sa première demande de libération sous caution mais dès que sa troisième requête a été acceptée, le parquet de Tokyo a annoncé dans la foulée faire appel de cette décision.

Le tribunal avait estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves était faible, a précisé la chaîne japonaise NHK. Néanmoins, dans un message adressé aux médias, le tribunal a assorti plusieurs mesures restrictives dont l'interdiction de quitter le Japon ainsi que l'obligation de résider dans le pays.

Cette demande de mise en liberté intervient au lendemain d'une conférence de presse du nouveau principal avocat de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka, surnommé "l'innocenteur" pour avoir obtenu nombre d'acquittements d'inculpés de haute volée. Lors de sa requête, il proposait que Carlos Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras et ne dispose que de moyens limités de communication vers l'extérieur.

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Cette autorisation de remise en liberté "était espérée parce qu'il ne faut jamais désespérer, mais elle n'était pas du tout acquise et elle ne l'est pas à l'heure où nous parlons puisque le parquet peut se réserver la possibilité de faire appel", a réagi sur LCI François Zimeray, l'avocat de la famille de l'ex-patron de Renault. Du côté de sa famille, celle-ci a annoncé ce lundi 4 mars sa décision de saisir les Nations unies. Ils estiment que les "droits fondamentaux" de l'ancien patron de Renault et Nissan ne sont pas respectées.

L'homme d'affaires franco-libano-brésilien avait été arrêté le 19 novembre dernier lors de son arrivée à Tokyo et placé dans la foulée dans le centre de détention de Kosuge au Japon. Il a été inculpé pour minoration d'une partie de ses revenus pour un montant de 9,23 milliards de yens (74 millions d'euros) de 2010 à 2018, dans les rapports de Nissan remis aux autorités boursières. Il a également été mis en examen pour abus de confiance.