Aveux lors d'un documentaire: Robert Durst jugé pour meurtre

Le milliardaire, qui avait formulé un semblant d'aveux lors d'un tournage, est soupçonné d'avoir tué une proche en 2000.
L'accusation affirme que Robert Durst a tué Mme Berman autour du 23 décembre 2000 pour l'empêcher de répondre aux policiers new-yorkais enquêtant sur la disparition de sa femme Kathleen en 1982. REUTERS/Mike Segar

De Robert Durst, on connaît surtout une petite phrase chuchotée aux toilettes, sonnant comme des aveux, alors qu'il était accusé de meurtre. "Qu'est-ce que j'ai fait ? Je les ai tous tués, évidemment", avait déclaré l'homme, se parlant visiblement à lui-même, en oubliant qu'il était muni d'un micro dans le cadre d'un documentaire pour la chaîne HBO.

Aussi richissime que sulfureux, ce milliardaire va être jugé pour le meurtre de son amie Susan Berman, tuée d'une balle dans la tête à son domicile en 2000. Le juge de Los Angeles Mark Windham a en effet estimé jeudi que les preuves sont suffisantes pour que Robert Durst, multi-millionnaire âgé de 75 ans, réponde de ses actes devant un tribunal.

L'accusation affirme que Robert Durst a tué Mme Berman autour du 23 décembre 2000 pour l'empêcher de répondre aux policiers new-yorkais enquêtant sur la disparition de sa femme Kathleen en 1982.

Arrêté la veille de la diffusion

Le septuagénaire avait déjà été jugé et acquitté pour le meurtre d'un voisin lorsqu'il s'était réfugié au Texas. Il avait été arrêté en mars 2015 à la veille de la diffusion du dernier épisode d'un documentaire biographique en six parties. Diffusé par la chaîne HBO, The Jinx avait relancé l'intérêt du grand public pour cette affaire.

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Robert Durst a toujours démenti avoir tué sa femme ou Susan Berman, et plaide non coupable des charges retenues contre lui. Mais dans The Jinx, Durst semble faire un aveu involontaire, alors qu'il était aux toilettes et que son micro sans fil n'était pas désactivé.

Lors d'un entretien avec les procureurs à la suite de son arrestation, l'intéressé affirmait toutefois qu'il était sous l'emprise de la drogue pendant le tournage du documentaire, et ajoutait qu'il pourrait accepter un accord amiable sur les chefs d'accusation de meurtre.