Au Kenya, les candidats s'inscrivent par milliers pour les élections

Juste avant la fin des inscriptions pour être candidat aux prochaines élections kenyannes, les autorités voient affluer les demandes. La plupart sont des perdants des primaires.
Le président kényan Uhuru Kenyatta doit composer avec une fronde de candidats déchus aux élections internes du Parti du Jubilé, actuellement au pouvoir. afp.com/STEFFI LOOS

"Nous avons reçu près de 4000 demandes et le nombre augmente encore". Pour les personnes qui travaillent au sein des bureaux du régulateur électoral du Kenya, l'autorité qui enregistre les candidatures aux élections nationales, cette semaine doit paraître sans fin.

Alors que la clôture des inscriptions pour participer aux élections nationales en août intervient ce jeudi, de multiples candidats à la candidature tentent encore d'arriver au bout du processus. Certains, comme le rappelle BBC News, sont d'anciens députés. D'autres ont été gouverneurs, comme ceux du comtés de Kirinyaga et de Nakuru. Et s'ils n'ont plus les faveurs du pouvoir en place, ils refusent de s'en aller sans rien dire.

Des primaires vivement contestées

Déterminés à se présenter sous une étiquette indépendante, nombre d'entre eux ont perdu le soutien du Parti du jubilé (actuellement au pouvoir) après avoir été écartés dans le cadre de primaires internes.

Bien qu'Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, a exhorté les aspirants candidats à respecter le résultat de ce scrutin, plusieurs d'entre eux remettent clairement en cause sa validité. Ce que Kenyatta refuse d'entendre: "Pourquoi ces gens me blâment-ils alors que des électeurs ont pris leur décision et ont choisi les leaders qu'ils souhaitent? Ils doivent accepter leur décision", a déclaré le principal intéressé à The Daily Nation.

Des propos qui peinent à convaincre le vice-président du Parlement, Kembi Gitura, lui-même évincé par les primaires du Parti du jubilé. "Je sais que les votes ont été truqués, mais le traitement des plaintes est trop long. Je ne peux pas attendre", a-t-il déclaré dans des propos rapportés par BBC News.

Des dossiers traités jusqu'à lundi

Si l'on ignore encore combien de candidats seront finalement en lice pour les élections, ceux qui veulent se présenter devant les électeurs doivent produire une lettre, une copie du symbole qu'ils souhaitent voir figurer sur les bulletins de vote et s'acquitter de la somme de 500 shilling (plus de 5,70 euros).

Difficile de savoir si toutes les demandes seront traitées dans les temps. Les bureaux du régulateur électoral se donnent jusqu'au 8 mai pour traiter les dossiers reçus. Long week-end en perspective.