Assange accusé d’avoir tenté de créer un "centre d’espionnage" dans l’ambassade d’Équateur

Le président de l'Équateur a expliqué pourquoi il a décidé à retirer l'asile au fondateur de WikiLeaks.
Assange accusé d’avoir tenté de créer un "centre d’espionnage" dans l’ambassade d’Équateur
Le président de l'Équateur a expliqué les raisons qu'il a décidé à retirer l'asile au fondateur de WikiLeaks. BFMTV

Julian Assange aurait tenté de créer un "centre d'espionnage" dans l'ambassade d'Équateur à Londres. C'est en tout cas ce qu'affirme dans les colonnes du quotidien britannique The Guardian, le président équatorien, Lenin Moreno, justifiant sa décision de retirer l'asile au fondateur de WikiLeaks, arrêté le 11 avril 2019. Il regrette que le précédent gouvernement ait fourni des équipements dans l'ambassade qui ont permis d'"interférer dans les affaires d'autres États".

"Nous ne pouvons pas permettre à notre maison, la maison qui a ouvert ses portes, de devenir un centre d’espionnage", a estimé Lenin Moreno. "Cette activité viole les conditions d’asile", a-t-il ajouté. Il assure tout de même que la décision de retirer l’asile à M. Assange "n’est pas arbitraire, mais repose sur le droit international".

Le chef de l'État équatorien a aussi dénoncé l'attitude "répréhensible et scandaleuse" de Julian Assange dans l'ambassade de Londres et son "comportement inapproprié en matière d'hygiène". D'après, le ministre des Affaires étrangères, José Valencia, le fondateur de WikiLeaks aurait notamment souillé les murs avec ses excréments.

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Sur Sky News, l'avocate de Julian Assange a réfuté ces accusations, qu'elle qualifie de "scandaleuses" et affirme que son client était prêt à coopérer avec les autorités suédoises si celles-ci demandent son extradition.

À titre de rappel, l'Australien de 47 ans est en détention depuis jeudi dernier après son arrestation à l'ambassade d'Équateur à Londres. Il y était réfugié depuis sept ans afin d'échapper à un mandat britannique pour des accusations de viol et d'agression sexuelle en Suède, qu'il a toujours niées.  Il a également été arrêté en lien avec une demande d'extradition des États-Unis qui l'accusent d'avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense. Cette demande d’extradition sera examinée par la justice britannique le 2 mai prochain.