Tati, Vivendi, Grèce... Le point sur l'actu éco

Une offre de reprise ferme formulée par GiFi, un engagement confirmé sur le long terme, un excédent budgétaire qui dépasse l'objectif fixé: voici l'essentiel de l'économie.
Le groupe français Eram a engagé la banque Oddo pour trouver "des solutions" pour son enseigne discount textile Tati en difficulté. afp.com/JOEL SAGET

GiFi fait une offre ferme pour les magasins Tati

L'horizon serait-il en train de s'éclaircir pour Tati? Selon Les Echos, Philippe Ginestet, le propriétaire de la chaîne de magasins GiFi, spécialisée dans les produits de bazar à petits prix, a déposé jeudi une offre de reprise ferme auprès de la banque Oddo. Celle-ci est mandatée par le manageur de transition, Michel Rességuier et la discrète famille Biotteau, actionnaire du groupe Eram, actuel propriétaire de Tati, pour gérer ce dossier. Ginestet propose de reprendre, via sa holding personnelle GPG, 100 magasins, dont celui de Barbès, le siège et l'entrepôt de l'enseigne, ainsi que 1200 salariés. Il envisage en outre d'investir 80 millions d'euros. Toujours selon Les Echos, il se donne deux ans pour que le réseau redevienne rentable.

Cette offre est formulée alors qu'un consortium composé de la Foir'Fouille, Centrakor et Stokomani, a fait une proposition qui concerne l'ensemble d'Agora, la filiale discount que le groupe Eram met en vente (qui comprend Tati, et les chaînes Fabio Lucci et Giga Store). L'ensemble comprend au total 140 magasins et 1720 salariés et traverse une période délicate. L'an dernier, Agora a enregistré un excédent brut d'exploitation (Ebitda) négatif à hauteur de 65 millions d'euros sur un chiffre d'affaires de 350 millions. Pour rendre la cession possible, la famille Biotteau a effacé les dettes.

Vivendi et Telecom Italia, un engagement "sur le long terme"

Vivendi persiste et signe. Pressé par le régulateur de choisir entre Mediaset et Telecom Italia, le groupe français a annoncé vendredi qu'il restait "engagé pour le long terme" dans l'opérateur historique italien, dont il est le premier actionnaire. Selon la législation italienne, les entreprises de télécommunications qui détiennent une part de marché supérieure à 40% ne peuvent réaliser un chiffre d'affaires supérieur à 10% du SIC, le "système intégré des communications" (télévision, radio, presse). Or, le géant des médias français détient désormais 28,8% de Mediaset - qui contrôle 13,3% du SIC - et 23,94% de Telecom Italia, qui a une part de marché de près de 56% dans les télécommunications électroniques.

Dans le cadre de son modèle basé sur l'intégration des contenus et de leur distribution, "Vivendi considère Telecom Italia comme un actif clef de la distribution, jouant un rôle majeur dans son ambitieux projet de devenir un créateur mondial de contenus premium", écrit-il dans un communiqué. L'autorité de tutelle des télécommunications en Italie (Agcom) lui avait ordonné mardi de réduire sa participation dans Telecom Italia ou dans Mediaset. Le groupe français envisage de contester en justice cette décision.

Excédent budgétaire grec: Athènes évoque un objectif dépassé

C'est une information qui sera sûrement très commentée ce week-end. La Grèce a annoncé vendredi avoir dégagé en 2016 un excédent budgétaire primaire de 3,9% du PIB après un déficit de 2,3% en 2015. Une performance, qui selon Athènes, dépasse de loin l'objectif assigné par ses créanciers, l'UE et le FMI. L'annonce de cet excédent primaire (hors service de la dette) a été faite par l'Agence statistique grecque Elstat alors que s'ouvre à Washington la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI). Ce rendez-vous est très attendu par Athènes, qui espère une avancée pour un allègement de sa dette et sa sortie de crise, en se prévalant du succès de ses efforts pour redresser le pays.

La feuille de route dictée au pays par ses créanciers en juillet 2015 en échange d'un troisième programme de prêts, d'un montant de 86 milliards d'euros, prévoit que la Grèce dégage en 2016 un excédent de 0,5% du PIB pour arriver à 3,5% en 2018. Cela semble donc bien parti... mais Elstat a toutefois précisé que le résultat annoncé vendredi n'est pas directement comparable au chiffre fixé par le plan UE-FMI. La raison: les modes de calcul différent, avec "une série de dépenses et recettes prises en compte différemment". Et l'Agence n'a pas indiqué quel serait l'excédent primaire calculé en fonction des critères du plan UE-FMI.