SNCF: une prime exceptionnelle pour les salariés

Guillaume Pépy, le PDG de l'entreprise, a annoncé qu'elle serait présente dès les bulletins de salaire de décembre.
Guillaume Pépy le 27 février 2018 à Saint-Denis près de Paris afp.com/ERIC PIERMONT

Le PDG de la SNCF Guillaume Pepy a annoncé lundi sur Radio Classique le versement "dès le bulletin de paie de décembre" de primes exceptionnelles devant bénéficier à près de 100 000 salariés de l'entreprise ferroviaire.

"On va jouer le jeu de cette mobilisation nationale pour le pouvoir d'achat, puisque dès le bulletin de paie de décembre, les salariés les plus modestes vont recevoir une prime de fin d'année supplémentaire", a affirmé le patron de la SNCF.

"Elle est de 400 euros pour tous les salariés qui touchent jusqu'à 1,5 fois le Smic", a-t-il ajouté, avant de préciser que les salariés touchant entre 1,5 et 2 Smic recevraient pour leur part 200 euros. La prime sera "défiscalisée".

30 millions d'euros

La mesure devrait coûter "30 millions d'euros pour l'année 2018" à une entreprise qui aura selon son PDG "un résultat positif à la fin de l'année". Outre cette prime, les salariés bénéficieront d'exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Les salariés dont la rémunération est proche du Smic verront également leur prime d'activité augmenter.

Lors des dernières négociations annuelles obligatoires au sein de l'entreprise publique, en juillet, aucune augmentation générale des salaires n'était intervenue. Seules certaines hausses de rémunération ciblées avaient été actées en marge de cette quatrième stagnation consécutive des salaires.

Baisse de trafic pendant le mois des gilets jaunes

Interrogé sur le coût pour la SNCF du mouvement des "gilets jaunes", Guillaume Pepy l'a estimé à "sans doute plusieurs dizaines de millions (d'euros), surtout parce que beaucoup de personnes en région qui viennent d'habitude à Noël à Paris ont renoncé".

"Les quatre samedis (24 novembre, 1er décembre, 8 décembre, 15 décembre), le trafic vers la région capitale a baissé de 7%, ça va représenter une baisse de chiffre d'affaires importante". Le PDG de la SNCF a cependant assuré qu'il n'y aurait "aucune augmentation des tarifs du train en France" en 2019.