Renault signe un accord de 660 millions d'euros avec l'Iran

Le constructeur automobile compte produire à terme 300 000 voitures par an en Iran, par l'intermédiaire d'une co-entreprise.
Le siège de Renault à Boulogne-Billancourt, le 18 janvier 2013 afp.com/BERTRAND GUAY

Le constructeur automobile français Renault a signé ce lundi un important accord en Iran afin de produire à terme 300 000 voitures par an dans ce pays via une co-entreprise qui fera l'objet d'un investissement de 660 millions d'euros.

La nouvelle co-entreprise sera détenue à 60% par Renault, l'Organisation pour la rénovation et le développement industriel -un organisme public iranien- et la société privée iranienne Parto Neguine Nasseh en détenant chacune 20%.

"La première phase de cet accord d'une valeur de 660 millions d'euros prévoit la construction de 150 000 voitures" par an, a déclaré Mansour Moazami, le patron de l'Organisation pour la rénovation et le développement industriel.

30% des véhicules seront exportés

La co-entreprise sera installée à Saveh, à environ 120 kilomètres au sud-ouest de Téhéran, dans une usine déjà existante qui sera développée et modernisée. Elle produira des modèles Renault Symbol et Duster de Dacia, marque roumaine rachetée par Renault. Les premières voitures ainsi produites seront vendues d'ici un an et demi, a précisé Mansour Moazami.

La seconde phase du projet commencera en 2019 et durera trois ans. À terme, la production des deux modèles Symbol et Duster atteindra 300 000 voitures par an. Selon les termes de l'accord, 30% des véhicules et des pièces détachées produites dans cette usine iranienne seront exportées.

"Nous sommes heureux de signer cet accord historique [...] Pour Renault, l'Iran est connu pour sa grande capacité industrielle, ses infrastructures pour l'industrie automobile, les compétences de ses ressources humaines et sa position géopolitique unique", a déclaré Thierry Bolloré, le numéro deux du groupe français, qui a signé l'accord.

"Un contrat unique en terme d'investissement"

"Il s'agit d'un contrat unique en terme d'investissement, de transfert de technologie, de localisation, du développement des talents iraniens, de la création d'un centre d'ingénierie et de la production de voitures modernes [...] et d'exportation", a-t-il ajouté.

Un "accord stratégique" avait été signé en septembre 2016 à Paris entre Renault et le ministre iranien de l'Industrie Mohammad Reza Nematzadeh pour la création de cette nouvelle entreprise commune en Iran. Le constructeur Renault est déjà présent dans ce pays de 80 millions d'habitants avec une capacité existante de production de 200 000 véhicules par an.