Renault-Fiat : la fusion des deux constructeurs avortée

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2019, Fiat-Chrysler a décidé de retirer son offre de fusion avec le constructeur Renault.
Renault-Fiat : la fusion des deux constructeurs avortée
Dans la nuit du 5 au 6 juin 2019, Fiat Chrysler a décidé de retirer son offre de fusion avec le constructeur Renault. BFMTV

Dans un communiqué de presse paru dans la nuit, le constructeur automobile italo-américain Fiat Chrysler a décidé de retirer son offre de fusion avec Renault. Dans l'impatience, la firme a annoncé que "les conditions politiques [n’étaient] actuellement pas réunies en France pour mener à bien un tel rapprochement", tout en estimant qu'elle restait "fermement convaincue", des bienfaits d'un tel projet. Renault n'a pas encore réagi à cette nouvelle. Pourtant, "tous les administrateurs étaient pour, à part un représentant des salariés affilié à la CGT et les deux représentants de Nissan qui se sont abstenus, comme prévu", a expliqué à 20 minutes une source proche de Renault.

Côté gouvernement, le ministre de l'économie Bruno Lemaire aurait fait savoir qu'il "voulait un [nouveau] conseil [d’administration] mardi [prochain] après son voyage au Japon" en fin de semaine, selon cette même source.

Renault-Fiat : pourquoi un tel échec ?

Une telle fusion pour créer le troisième groupe automobile dans le monde, forcément, cela génère des craintes. En cause, la possibilité que Renault passe sous pavillon italien.

Pour apaiser ces craintes, Bruno Lemaire demandait un plus grand délai "Bercy avait posé quatre conditions, sur le social, sur la gouvernance, sur la place future de Nissan et sur la contrainte de devoir acheter des batteries européennes pour les futures voitures électriques", nous explique BFMTV, avant de reprendre "du côté de Fiat, on a clairement braqué le camp français en disait que l'offre est à prendre ou à laisser". Une situation décrite comme lunaire, dont l’impatience est incompréhensible et qui devrait faire baisser le cours de l'action Renault.

Pourtant, l'idée d'une fusion de cet acabit sonnait plutôt comme une bonne nouvelle. En formant un groupe d'une telle ampleur, Fiat-Renault auraient eu l'opportunité de financer des innovations technologiques à perte et ainsi bouleverser le marché de l'automobile sans sourciller. Voiture électriques et véhicules autonomes auraient pu faire un véritable bon après cette grande alliance.

Erreur lors du chargement du média :
Source introuvable