Logement: 9 milliards d'euros pour les salariés modestes

Ces aides, parmi lesquelles une prime de mobilité, ne coûteront rien à l'État, étant apportées par les entreprises.
Parmi les mesures : une prime de 1 000 euros pour aider les salariés les plus modestes et vivant à plus de 30 km de leur lieu de travail à déménager pour s'en rapprocher. (Image d'illustration) AFP PHOTO LOIC VENANCE

Neuf milliards d'euros pour aider à loger les salariés français : c'est la contribution "exceptionnelle" à la politique du logement promise par les entreprises. "Action logement mobilise neuf milliards d'euros pour le logement et la mobilité des salariés", a annoncé ce jeudi cet organisme géré de manière paritaire entre le patronat et les syndicats.

Parmi les mesures que ces 9 milliards d'euros serviront à financer : une prime de 1 000 euros pour aider les salariés les plus modestes et vivant à plus de 30 km de leur lieu de travail à déménager pour s'en rapprocher.

20 000 euros pour des travaux de rénovation énergétique

Selon RTL, certains foyers nécessitant des travaux pour adapter leur logement à une personne handicapée ou âgée pourront également toucher jusqu'à 5 000 euros. Toujours d'après RTL, les travaux de rénovation thermique pourront eux aussi être pris en charge par Action Logement à hauteur de 20 000 euros par foyer.

Le plan annoncé ce jeudi ne coûtera rien à l'État, mais le gouvernement accompagne de près le dispositif, annoncé en présence du ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie.

"C'est un plan très important [qui] est aussi un exemple de travail de confiance entre partenaires sociaux et gouvernement", a estimé Julien Denormandie, dont le ministère a vu son budget annuel réduit de plus de deux milliards d'euros depuis le début du quinquennat.

Mise en oeuvre dès ce trimestre

Le dispositif ne marque pas une rupture : Action logement a déjà signé l'an dernier un accord avec l'État pour engager 15 milliards d'euros d'ici à 2022, afin d'aider au logement des salariés. Ces neuf milliards d'euros - dont les deux tiers seront issus d'emprunts réalisés sur les marchés - viendront toutefois s'ajouter à cette enveloppe initiale, et l'élargiront considérablement.

Bruno Arcadipane, président d'Action Logement, a reconnu que tout n'était pas "cadré et fixé", mais a promis une mise en oeuvre dès ce trimestre.