La taxe foncière a bondi en France

La taxe foncière a augmenté de 11,71% entre 2012 et 2017 et véritablement flambé dans certaines villes cette année.
La taxe foncière a augmenté de 11,71% entre 2012 et 2017, selon l'observatoire de l'UNPI. Getty Images/EyeEm/Chayapon Bootboonneam

Une hausse en cache une autre. Après l'augmentation de la taxe d'habitation, certains propriétaires ont vu leur taxe foncière grimper. Elle a augmenté en moyenne de 11,71% entre 2012 et 2017. C'est cinq fois plus que l'inflation, et huit fois plus que l'augmentation des loyers, a révélé l'UNPI (Union nationale des propriétaires immobiliers) lors de la 12ème édition de l'Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties.

La taxe foncière est calculée à partir de la valeur locative castrale du bien, à laquelle sont appliqués des taux d'imposition votés essentiellement par les communes. En 2018, plus de 13.000 d'entre elles l'ont augmentée, en ayant la main plus ou moins lourde.

Une hausse avoisinant les 20% dans certaines villes

Les plus fortes hausses sont enregistrées à Nice avec (19,32%), et Villeurbanne à (10,90%), suivies de Limoges (4,23%), Mulhouse (4,02%), Vitry-sur Seine (3,58%), Rennes (3,37%), et Perpignan (3,15%). Elle a en revanche baissé à Tourcoing (- 2,87%) et Roubaix (-2,95%).

L'augmentation est due à la hausse des valeurs locatives (+ 5,10% en 5 ans), mais également à la disparition de la taxe d'habitation qui crée un manque dans les caisses des collectivités locales.

Si certaines collectivités territoriales ont estimé nécessaire d'augmenter la taxe foncière pour compenser la baisse de la taxe d'habitation, d'autres, bénéficiant de quartiers d'affaires plus importants, comme l'Ile de France (quartier de la défense) n'ont pas eu recours à ces compensations grâce aux recettes engendrées auprès de ces multiples sources de revenu.

"Les maires se rattrapent sur d'autres petites taxes locales, la taxe Gemapi sur les inondations, la taxe d'équipement, la taxe d'habitation sur les locaux vacants, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires...", souligne Pierre Hotuz, directeur de l'UNPI. Il dénonce "la multiplication des taxes additionnelles sous des taux en apparence faible, des taux qui accumulés bout à bout, risquent d'augmenter de manière significative cette taxe foncière."